CAMÉLIA
ou LE DÉSHONNEUR D'UNE FEMME Romance morale et vertueuse, sur l'air de Jenny l'ouverrière.
I^e ESTROPHE
Voyez, là-bas, passer dans sa calèche Cette cocotte au regard trilliomphant; Elle est vêtue autant qu'une dussèche : Robe et chapeau, souliers de satin blanc; Elle éclabouss' les femmes dans la dèche Qui vont-z-à pied dans leur cœur innocent :
A sa naissance elle était ouverrière.
Gagnant son pain au coin du feu,
Et maintenant Camélia préfère
L'or qui lui vient du pieu (bis)
>me
ESTROPHE
Il faut la voir dans ses soupers d'orgies, Rien n'est trop cher pour ses goûts distingués : Huîtres, melons, homards, charcuteries, Veau-z-et rosbif, et des vins cachetés 1 C'est tous les jours un paquet de bougies, Un bain de siège et des marrons glacés !
A sa naissance elle dînait, l'infâme !
D'un-n-hareng saur au coin du feu...
Et maintenant faut qu'on monte à Madame
Le café dans son pieu ! (bis)
RÉPERTOIRE DES CHANTEURS DE MA COUR 85 ^me ESTROPHE
La gorge nue, des pieds jusqu'à la tête. Elle se montre, au mépris du danger; Mais de son corps la chaleur est muette. Elle est de marhe et ne peut partager; C'est du mensonge, au lieu d'travail honnête, Qu'elle fournit à ce noble étranger!...
A sa naissance, elle était virginale,
Simple et modique, au coin du feu...
Et maintenant c'est le triste escandale
Qui règne dans son pieu ! {bis)
Moralité
Va, fille impure, au chemin de Vopprohe ! Cache ton front couvert d'iniquité !...
Le jour viendra que ta dernière robe.
Tu la mettras chez le Mont-de-Piété !... De la vieillesse, entends-tu le microbe Crier vengeance pour la socilliété ?.,.
Tu finiras dans Voscure misère.
Pour avoir pas, au coin du feu,
Gardé toujours, à l'instar de ta mère
La vertu de ton pieu, (his)
{Il annoncé) *