‹ Les Dernières fuséesChapitre 13 sur 29 · CAMÉLIA · texte numérisé non relu

CAMÉLIA

ou LE DÉSHONNEUR D'UNE FEMME Romance morale et vertueuse, sur l'air de Jenny l'ouverrière.

I^e ESTROPHE

Voyez, là-bas, passer dans sa calèche Cette cocotte au regard trilliomphant; Elle est vêtue autant qu'une dussèche : Robe et chapeau, souliers de satin blanc; Elle éclabouss' les femmes dans la dèche Qui vont-z-à pied dans leur cœur innocent :

A sa naissance elle était ouverrière.

Gagnant son pain au coin du feu,

Et maintenant Camélia préfère

L'or qui lui vient du pieu (bis)

>me

ESTROPHE

Il faut la voir dans ses soupers d'orgies, Rien n'est trop cher pour ses goûts distingués : Huîtres, melons, homards, charcuteries, Veau-z-et rosbif, et des vins cachetés 1 C'est tous les jours un paquet de bougies, Un bain de siège et des marrons glacés !

A sa naissance elle dînait, l'infâme !

D'un-n-hareng saur au coin du feu...

Et maintenant faut qu'on monte à Madame

Le café dans son pieu ! (bis)

RÉPERTOIRE DES CHANTEURS DE MA COUR 85 ^me ESTROPHE

La gorge nue, des pieds jusqu'à la tête. Elle se montre, au mépris du danger; Mais de son corps la chaleur est muette. Elle est de marhe et ne peut partager; C'est du mensonge, au lieu d'travail honnête, Qu'elle fournit à ce noble étranger!...

A sa naissance, elle était virginale,

Simple et modique, au coin du feu...

Et maintenant c'est le triste escandale

Qui règne dans son pieu ! {bis)

Moralité

Va, fille impure, au chemin de Vopprohe ! Cache ton front couvert d'iniquité !...

Le jour viendra que ta dernière robe.

Tu la mettras chez le Mont-de-Piété !... De la vieillesse, entends-tu le microbe Crier vengeance pour la socilliété ?.,.

Tu finiras dans Voscure misère.

Pour avoir pas, au coin du feu,

Gardé toujours, à l'instar de ta mère

La vertu de ton pieu, (his)

{Il annoncé) *

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