Historiens de France, IX, 615, n*» 2 ; et 617, n
6. La buHe de Jean XIII nomme le roi en tête des personnages auxquels elle défend d'inquiéter l'abbaye.
7. Adalbéron resta en effet peu de temps à Rome et y célébra la messe à .\oël 972. Il arriva donc à Rome vers le milieu de décembre 972. Voy. pa«?e suivante.
[972] VOYAGE d'aDALBÉRON A ROME 69
demeuré à Rome jusqu'à ce que les actes pontificaux fussent dressés. Il retourna en France où les bulles pour Mouzon et Saint-Rémy, datées des 23 et 24 avril 972, lui furent expédiées \
Dans le synode d'évêques qui fut réuni au mois de mai 972 à Notre-Dame en Tardenois ', Adalbéron raconta son
1, Richer (III, 25-29). Ilixtoriens de France, IX, 239, 240; Jaffé, Regesia, 2« éd., n»» 3762-3763.— Vllist. mon. Mosom. ne dit mot du voyage d^Adalbéron à Rome. Elle raconte au contraire qu'après Noël, TArchevêque envoya des messagers demander la confirmation du Pape, lui annoncer qu*au mois de mai suivant il tiendrait un synode et le prier d'y envoyer des apocrisiaires. {Mon, Germ.y SS. XIV, 614). — La contradiction avec Richer est formelle. L'autorité de celui-ci est néanmoins préférable : il était contemporain des événements, disciple et admirateur d'Adalbéron, moine de ce monastère de Saint-Rcmy auquel furent adressées les bulles pontificales ; il avait entendu rarchevêque en faire la lecture dans le monastère, il les avait vues et copiées dans les archives (L. III, 28, 29). — Cependant, chose étrange, Richer prétend que le Pape, après avoir mis son sceau (sigillum) à l'acte, le fit souscrire par les douze évoques présents ; or, la bulle de Jean XIII ne porte aucune souscription d'évéque ; déplus elle est datée du 24 avril. A cette époque, Adalbéron n'était certainement plus à Rome, puisqu'il tint en mai un synode à Notre-Dame en Tardenois (près Soissons), et que d'ailleurs Richer nous le montre quittant Rome et emportant l'acte pontifical immédiatement après Noël (III, 29 et 30). Voici, à DQon avis, comment les choses ont dû se passer : Adalbéron pressé de quitter Rome a emporté un acte provisoire confirmé du cachet (anneau) du pape (sigillum et non bulla) et des souscriptions des évoques ; c'est cet acte dont il a fait lecture aux moines de Saint- Rémy. Comme l'expédition de l'acte en forme, de la bulle, se faisait attendre, il a envoyé au printemps de l'année 972 (après Noël, dit Vllist. Mosom.) des messagers à Rome, peut-être l'archidiacre Gerannus (voir p. 76-77), prier Jean III de lui adresser l'acte en forme par dès apocrisiaires pour le synode de mai. Rédigées les 23 et 24 avril 972, les bulles arrivèrent en France juste à temps pour être produites au synode de Notre-Dame en Tardenois (mai 972). — .\insi se concilieraient ÏHist. mon. Mosom. et Richer.
2. Aujourd'hui Mont-Notre-Dame (Aisne, arr. de Soissons, canton de Braisne, 3 kil. S.-O. de Bazoches). — VHist. mon. Mosom. et les Actes du synode donnent la date de 973. U Appendice à Vllistoire de V église de Reims, publié par Sirmond, Tannée 983, Marlot, 976 ; le Gallia, 972 ; M. W. Wattenbach veut absolument {Mon. Germ., SS. XIV, 6i5, n. 1), qu'avec Mabillon {Ànn. Ben.) on adopte 973. — Mais les textes ne laissent aucun doute : le synode a été tenu en 972. Richer (HI, 20) « His ita habitis (le voyage d'Adalbéron à ce Rome) post sex mensinm tempus ad Montem Sanctae Mariae, qui « locus est Remorum diocesaneos, ab eodem metropolitano sinodus ce episcoporum habita est. » Discours d'Adalbéron dans le synode :