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RÉVOLTE DES FILS DE RENIER AU LONG-COL

le fortifièrent et de là s'élancèrent sur toute la contrée qui fut dévastée et pillée.

La répression ne se fit pas attendre; à cette nouvelle Otton II marcha surle Hainaut. L'empereur célébra la fête de Noël à Nimègue*. Puis, au début de janvier 97 i, accompagné de Theudon récemment promu à l'évêché de Cambrai*, il vint assiéger le repaire des fils de Renier; il prit et détruisit le château de Boussoit, mais il eut le tort de se contenter d'exiler Renier et Lambert. Ceux-ci purent ainsi s'échapper et se réfugier en France, s'y créer des partisans et recommencer l'aventure trois ans plus tard^. Ottoa II confia

Mabiilon {Ann. Ben , t. III, liv. 44), Nicolas de Guise, dom Pierre Baudry (p. 297), les éditeurs des Mon. G^rm.(SS., t. III, p. 63, n, 43; t. XX, p. 887, n. 80), sont partisans de Boussu. Dom P. Baudry a fait justement remarquer que le château de Boussu est beaucoup plus ancien que ne le croit Vinchant ; en effet une bulle du pape Lucius II f. de 1 1S8., défend à Béatrice de Rumigny, dame de Boussu, de faire célébrer la messe dans sa chapelle castrale sans la permission de Vabbé de Saint- Ghislain de qui cette chapelle dépend. — Les Gesta ep. Camer.^ etc., "disent que le château est super Hagnam, ce qui ne nous tire pas d'incertitude, Boussu et Boussoit étant également sur l'Haine. Si nous nous décidons pour Boussoit, c'est que ce lieu était situé à côté de Péronne où, nous venons de le voir, la bataille fut livrée.

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