NOUVELLE RÉVOLTE DES FILS DE RENIER
A la faveur du calrae relatif établi en Lorraine, l'archevêque do Reims put aller à Gaii^}, en 975, faire la dédicace de réglise de Tabbaje de Saint-Pierre'. Mais dès 976, les hostilités avaient recommeDcé: réfugiés on France, Renier et Lambert trouvèrent asile â la cour de Lothaire et auprès de la maison de Vermandois. Ils y rencontrèrent Jean, « majordome w de Cambrai, révolté contre révêque Theadon ; ils le gagnèrent à leurs projets ainsi qu'un chevalier du nom d'Eramon de Longia ?), vassal do Hugues Capet*. Ils rencontrèrent même un auxiliaire inattendu dans le propre frère du roi, Charles, âgé de près de vingt- trois ans; il avait jusque-là vécu tranquille et inutile auprès de sa mère et de son frère, qui lui refusa toujours un domaine*. Son oisiveté
ff missis, Aniciense iter ag^reditur. Hoc factumaudientes Pontius et Ber- « raudusejiisnepûtes, A(]UÎtaniae clanssimi cûiLsules,cuinmatre eorum « Adélaïde, iiororeipsins, ventTunt ei abYiam^se et sua ei dantes : cum ff quibus Podium in^n'essuè; fit magna processïo rlericorum, fit grandis *r exsult&lio laicorum qiïod Deus ei^ taotum patronuni dedisset* Pon- * tificalî igîtur cathedra subi imatus, eogitans nssidue detenenda paee, « de rebuK ecelessiae, quas vi abstuleraut rapîoros hiijusterrao, jussit ut n onines in 11 lies ne riistîm de epîsropatu suo convenirent in unum» au- (t diturus ab eîs quaie sibi de regendapace dareot cpnsîlium. Ipse vero î£ apud Brivatensem vicum riepotibus suis mandans co ngre gare exe rcî- « lutïi, etc, » — Le roî liaoul, puis Lothaire. avaient donné à Tévèque du Pu y tous ]e^ pouvoirs du comte. Cf. p. 12^ n, 4 et 5. HiUoirc du Languedoc^ nouv éd., \\ coL 15, et ibid.^ IV\ p, 138, une note de Mabllle. Ptister. Hobert le Pieux, p. 167. — Kluckhohn, Geschichle des Goltesfriedenji, p. 17. Kalcksteiii (p. 331-332).
1. Anmilca Bîandinicnses : * 975. Dedicatio accclesiae Blandïniensis w ab Allai berOTie Remensi presule. » Ecbert archevêque de Trêves en fit la consécration en 979. {îbid)
3. Gesta ep. Camcrnc.^ L c. 93. L'histonen Paul Emile avança même au XV r siècle, sans preuve ni vraisemblanee, que Hugues Capet avait pris part en ]K>rsonne à rexpédition de son peiudre Renier. Cette erreur a*Mè repn>duito par Lïu Houchet (p 234), Hom Calmet (p. 923), de Smcit (t. Il 45), — Sl^^t^hert mentionne en 977 (voir p. 9!^ n, 4) le mariage de Lamberl avre (.lerberp\ fille de Charlej?. et de Renier avec Hathnide, fille de Ihig^ues CapeL Ceï^t une erreur évidente, du moins a cette di^ite. Elle se retrouve dan.^^ J arques de Guise (t. IX» S98), Jacques Meyer ff. 30 v*^), Vïuchant {p. 157), Butkens (p. o6)i Sainte^ Marthe (t. L 441).
3. « Privât ts aedïbus sennit n fAimoîn, Mir. S. lienedicti : HiiU Franc. Senûîi.}. Cbarles disait kii-môme: « Frater regnorumdominium or totuui pûssedit niliilque mihi conoeasit ; ego fratri subditus fideliter « non minuîà aliis miiitavï. » (Richer, IV, y).