Voir page 88, note
4. Gesta ep.Camerac.f l.I,c. 101 : «...Karolumducem régis Lothariifra- « trem quem Otto imperator multis beiieficiis conductum ut fraternis « motibus secum fortior resisteretciteriori Lotharingiae sub seprefece- « ret ». — Sigebert, Chronogr.: « 977. Ducatus Lotharingiae datur Karolo « fratri Lotharii régis Francorurn, multis insuper conducto beneficiis ut « et ipse ab insolentiis désistât et fratris sui Lotharii motibus obsistat. « Filii Ragineri ut pro se viriliter agerent animati Francorurn auxilio et « affinitate (Raginerus quippe Hathuidem fiiiam Hugonis, postea régis, « Lantbertus vero Gerbergam, fiiiam Karoii ducis, duxere uxores) « in terra patpum suorum relocati sunt». — L'expression desGe«fa ep. Camv\ « citeriori Lotharingiae, etc. » démontre que Charles n'eut que la Basse- Lorraine et non la Lorraine tout entière comme le soutient Besly dans sa dissertation : De quelle Lorraine Charles, fils de « Louis d'Outremer, était-il duc? Nous savons d'ailleurs que le duché de Haute- Lorraine appartenait à Frédéric. Enfin dans la lettre de Thierry à Charles (Lettres de Gerberl, éd. Havet, p. 26), le passage : « brevi tu Lothariensium regni angulo latitens », achève de montrer que rétendue des possessions de Charles en Lorraine n'était pas considérable. Otton II ayant quitté la Lorraine en juillet 977 (le 29 il était déjà à Magdebourg. Voy. Giesebrecht, Jahrb.y p. 119), Charles a dii recevoir l'investiture en juin ; ce qui placerait le concile de Saint-Macre en mai 977. Voir p. 88, n. 1. — Giesebrecht (/a/irô., p. 38 et n. 3), Witte (p. 28-29), Kalckstein (p. 338-39), Matthaei (p. 41-42).
92 HOSTttlTK DE LOTHAlRî- CONTRE OTTON 11 977-97 8]
qui l'empêchait de devenir dangereux ; la condition expresse de ces bienfaits^ c*était de s'opposer à toutes les entreprises de Lothaire sur la Lorraine. Nous verrons que Charles tint parole et que son spnnenl de vassalité envers Otton II devait un jour servir de prétexte pour l'exclure du trône.
Peut-être est-il exagéré d*attribuer à l'empereur de profonds desseins politiques ; il n'agit peut-être ainsi que par faibles se t pour se délivrer des tracas que lui causai L incessamment la Lorraine. Qu'il fût dû à son habileté ou au ha» sard, le résultat n'en fut pas moins heureux pour Tempire, puisque Lothaire perdit ainsi un secours précieux dès Taniiée suivante ^
C'est qu'en effets depuis deux ans au moins, Lothaire sem* blait avoir conçu le dessein de recouvrer la Lorraine. A la suite d'un voyage qu'il fit eu Bourgogne au printemps, accompagné d'un grand nombre d*êvéques (Séguin, Gibuin, Adalbéron de Laon, Liudulf, etc.) ', il se décida brusquement à tenter Taventure, Le mojen qu'il voulait employer était fort habile, s'il était peu loyal : il avait résolu de brusquer l'affaire en mettant d'abord la main sur son impérial cousin