‹ Les derniers CarolingiensChapitre 2 sur 376 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ce fascicule est le premier d'une série de travaux sur î\'poquc carolingienne entrepris par les membres de F une des conférences d'histoire de l'Ecole des hautes études, sous la direction du maître de conférences.

Il convient de donner, au début de cette publication, un aperça du plan d'ensemble de ces études. On me pardonnera de ractmter pour le faire comment cette entreprise a été conçue et d*exposer comment le travail a été organisé. C'est un petit épisode^ mais assez caractéristique si je ne me trompe, de l'histoire des transformations de notre enseignement supérieur^ et à ce titre il peut avoir quelque intérêt.

Pendant Vannée scolaire 4887-^888 j'avais pris pour sujet de l'une de mes conférences le règne de Charles le Chauve, dont l'étude m'occupait depuis plusieurs années. Je m'étais applit/tié è montrer par des exemples comment des investigations p^iflentcs^ l'étude, l'analyse et la comparaison minutieuse des sources, ainjsi' que la critique des travaux déjà faits, étaient susceptibles de conduire à des résultats nouveaux et spécialement à des rectifier lions chronologiques assez nombreuses, partant h jeter un peu de lumière sur toute la période de notre histoire qui va du Traité de Verdun à V avènement de la dynastie Capétienne, époque intéressante entre toutes, puisque c'est alors que la France s'est faite, qu'elle a commencé à prendre quelque' obscure conscience de son existence nationale et que se sont développés mystérieusement fc^ germeit des institutions qui allaient devenir le régime féodal. J'avais à diverses reprises exprimé le regret que nous n'eussions point encore en France, pour cette époque du moins, d'iuslrtiments de travail comparables aux Jahrbiicher ou aux Regestes de l'Allemagne, et manifesté la crainte de voir abandonner à l'érudition allemande tout ce domaine de notre histoire nationale. J'avais indiqué enfin comment le travail de recherche, d'inventaire, de classement et de critique des sources historiques pourrait devenir l'œuvre d'une collaboration associant maître et élèves dans une entreprise commune.

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