Voy. Tétude de Bethmann
XXVin INTRODUCTION
bien pauvre document dans les Annales Coloniens3$ et les Annales Colonienses brèves. La Vita Brunonis, due à Ruotger, nous parle bien des secours que ce grand évêque prêta aux Carolingiens, ses neveux, mais elle n'entre malheureusement dans aucun détail. Une seconde Vie de Brunony due à un anonyme très postérieur, n'est qu'un panégyrique rempli des plus grossières erreurs; sa valeur historique est absolument nulle. Citons encore à propos de Brunon les renseignements intéressants du Continuateur de Béginon concernant plus particulièrement ce personnage.
La Haute-Lorraine a pour principales sources les bi >graphies de ses évêques. Ces personnages étant alliés aux ducs de Lorraine et même aux empereurs, et la Lorraine ayant joué un rôle important dans l'histoire du x' siècle, aussi bien dans ses relations avec la France qu'avec l'Allemagne, on s'explique qu on y puisse glaner des renseignements. Ils sont pourtant moins nombreux qu'on ne s'y attendrait. Pour Metz nous avons la Vita Deoderid et la Vita Adalberonis IL La première écrite entre 1050 et 1060 par Sigebert de Gembloux est très postérieure par conséquent à la mort de l'évêque Thierry (984); mais Sigebert ayant utilisé les documents conservés à la cathédrale de Metz, son récit a de la valeur; j'en dirai autant de la seconde biographie, due à Constantin, disciple d'Adalbéron II et abbé de Saint-Symphorien de Metz, qui la rédigea vers l'an 1012.
L'ouvrage d'Alpert, De episcopis Meftensibus, nous rapporte la tentative de Lothaire sur Metz en 978, l'hostilité de l'évêque Thierry contre les Français, puis sa défection du côté de Henri de Bavière lors des troubles qui accompagnèrent la minorité d'Otton III. Cette biographie est plus curieuse que celle de Sigebert. Elle est d'ailleurs plus ancienne, ayant été rédigée à Saint-Symphorien de Metz vers 1017.
Pour Verdun, la deuxième partie des Gesta episcoporum Virdunensium ayant été composée peu après 1047, on ne
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