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ÉLECTION DE HUGUES CAPET

L^autorité de ces grands personnages, l'ascendant de l'archevêque de Reims, l'emportèrent aisément et étouffèrent les quelques voix qui auraient pu s'élever en faveur du roi légitime.

L'assemblée se transporta à Noyon. Le mercredi 1*"^ juin 987, Hugues Capet y fut proclamé roi. Le dimanche 3 juillet.

qu'incertitudes chronologiques, et d'ailleurs se borne à copier Adhémar. Ce dernier même ne devient guère original qu'à partir de Tan rail. Il suffit de lire son récit pour voir qu'il a emprunté â Flodoard (ou à une chronique dérivée de Flodoard) le récit du siège de Poitiers et la défaite des Aquitains par Hugm^i le Grand en 955. Une confusion facile lui fit prendre Hugues Capet pour son pore et Guillaume II pour Guillaume I»"". Le témoignage de^ chartes aquitaines confirme absolument notre explication et achève de montrer que Hugues fut immédiatement reconnu comme roi en ce pays. D'ailleurs s'il avait fait une expédition en Aquitaine, il serait tout à fait extraordinaire que Richer, qui nous raconte cette période avec tous les détails, n'en eût pas soufflé mot. 1° En juillet 98y, nuillîiume H faisait confirmer par Hugues Capet ses donations à Saint Jean d'Angcly (Ilistor. de France^ X, ). Les Bénédictins ont suspecté lauthenticitê de cet acte à cause de la phrase «Willelmus gralia Dei tiux Aquita- « norum meam humiliter expetivit clementiam. » Cela prouve .seulement qu'ils ne se rendaient pas compte du sens de l'expression gratia Dei. Elle n'a eu tout d'abord qu'un sens d'humilité analogue a cette expression souvent employée par les évoques: « N. gratia Dei qaamvis o indignus episcopus ». Ce qui achève de prouver qu*e!le n'a alors aucune signification d'indépendance politique, c'est que Hugues Capet qui devait son trône à l'élection l'emploie toujours. Il en était de m6rae des évêques et des abbés, élus par le clergé ou le peuple ou nommés par le roi. Ce diplôme qui témoigne de la soumission du duc d'Aquitaine au Capétien est donc parfaitement authentique. (Cf. Luchaire, Hist, des instit. t. II, p. 201). — 2» Au début de 988, Haibert, archevêque de Bourges souscrit un diplôme de Hugues Capet, (voir p- 224)*— 3« Dés le mois de janvier 988 Gilbert, évèque de PoUier.^y souscrit une charte datée de l'an I du règne de Robert (Pièce ju&iif., no 5). -- 40 Une charte de Guillaume II en faveur de l'abbaye de Noaî lié est datée: « mense januario, anno II. rege Rolberto » (Mém.de la Suc. des A niiq. de l'Ouest, t. XIV no 47).— S» Guillaume II, son fils homonyme, Gilbert, évêque de Poitiers, Frotger,abbé deSaint-Cyprien, Arnaud, comte d'Angoulême, Aimery, vicomte de Thouars, Boson, comte de la Marche ot son frère Alfred, vicomte de Chàtellerault, souscrivent une charte de la comtesse Aldegarde en faveur de l'abbaye de Saint-Cyprieti de Poitiers, datée: «Hugone régnante anno primo». Les souscriptions do tous ces seigneurs indiquent d'une façon bien claire la souveraineté de Hugnes sur l'Aquitaine (Archives hist. du Poitou, t. III, n° 455). — 6» Enfin en 987, nous voyons Guillaume II souscrire une charte de Boson H, comte de la Marche, qui fonde une chapelle, avec la pcrmisaiùn de /fugues (Cette Notice se trouve au t. IV, p. 343-344 du Gtdtia chrisiiana

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