XXX INTRODUCTION
entre Lothaire et Otton II. Chose bizarre, les tentatives de Lothaire et de Louis V sur la Liorraine de 98 i à 986 leur sont absolument inconnues.
Mentionnons en terminant les Obituaires de Saint-Oermain-des-Prés, de Saint-Rémy de Reims, de Saint-Germain d'Auxerre, et le Livre d heures de la reine Emma (malheureusement détruit au siècle dernier lors de l'incendie de Tabbaye de Saint-Rémy), qui contenait quelques notes nécrologiques sur* la famille carolingienne, notes conservées par Mabillon dans ses Annales 0. S. Benedicti; enfin les Généalogies. La plus ancienne composée par Witger, moine de Saint-Corneille de Compiègne, entre 951 et 959, est fort brève et ne concerne que les comtes de Flandre ; la Genealogia de Armdfo comité a pour auteur un moine de Saint-Pierre de Gand qui vivait au xi* siècle ; elle renferme déjà des éléments légendaires sur Bauces' [Baldzo)y filsd'Allou [Adalidfiis)^ le frère d'Arnoul le Grand. Inutile de donner une liste des nombreuses généalogies compilées au moyen âge. Celles qui paraissent les plus anciennes et les moins incertaines (je ne dis pas les plus sûres) sont la Genealogia comitum Buloniensium composée vers 1096 et la Genealogia ex stirpe sancti Arnulfi descen- ' dentium Mettemis, écrite à Metz en 1 164. Le manuscrit de Montpellier (n° 151) des Annales de Flodoard contient encore à la suite de l'année 966 une addition d'une main du XI* siècle sur les mariages et la postérité des sœurs de Lothaire, Mathilde et Alberade*.
1. Chaque fois que dans cette revue succincte des sources j'ai négligé de donner une référence sur la date de composition d'une annale, la date de naissance d'un chroniqueur, etc., il est bien entendu que je m'appuie sur l'Introduction mise en tête de la dernière édition de cette annale, chronique, etc. Pour une étude plus complète et approfondie des sources de la deuxième partie de cet ouvrage, je ne puis mieux faire que de renvoyer à l'excellente dissertation de M. G. Monod sur les Sources de l'histoire de Hugues Capet (dans la Revue historique de 1885). Le passage sur Gerbert seul est moins exact. Il faut le rectifier avec l'étude que M. Havet a mise en tète de son édition.