Richer (IV
254 MACHINATIONS d'aRNOUL [989]
Reims ^ Ils consentirent à se joindre à la troupe qui sous la conduite de Charles envahirait la ville. Enfin on pouvait compter sur Robert, frère de la mère d'Amoul, qui était vassal du duc Charles. Ceci fait, il fallait trouver un homme qui pendant la nuit enlevât les clefs du chevet de rarchevêque, mais sans que celui-ci, crainte de trahison, le lui eût ordonné expressément. Ce fut Dudon, devenu vassal de Charles', qui se chargea de cette mission délicate. Il jeta les yeux sur un prêtre de Reims du nom d'Alger^; après avoir vanté son habileté et sa prudence, flatté son courage, il lui exposa ce qu'on attendait de lui, et lui déclara que tel était Tordre de son maître, T archevêque. Alger stupéfait voulut être plus amplement informé de la bouche de larchevôque lui-même, Arnoul dut y consentir et quand le prêtre lui eut demandé sur qui 11 comptait pour accomplir ses desseins, il lui nomma entre autres personnages son oncle Charles, les comtes R(v ger et Manassès et son oncle maternel Robert; puis il lui ordonna de prêter les maios à Charles et de lui jurer fldé* Uté* Alger obéit*.
1. Actes du concile de Saint-Bade, c, 11 (Ûlieris, p, 182); voy, plus bas, n- 4, — Manassès. neveu de l'archevêque Artaud, (^oy^ p, 30). fut lin vassal fidèle d'Afialbéron (voy. p. 229), Au contraire, Ro^^er avait été un entienii acharné de l'église de Reims (voy, p. ?l-72). Nal daute qu' Arnoul ne leur ait fait de grandes promesses. Après la prise de fieims on le voit investir les partisans de Charles des dûmaîni*ii de Téglise de Reims.