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Histoire généalogique de la maison de Vergy, pages

324 COMTES DE DIJON ET DE CHALON [App. V]

D*autre part il est certain qu'un comte Lambert (dont nous essaierons plus loin de déterminer la famille) fut le mari d'une Adélaïde, parente de bien près au duc Gilbert, puisqu'elle apporta à son mari le comté de Chalon-sur-Saône. C'est pourquoi certains érudits, entre autres Mabille', ont cru préférable d'identifier la femme du comte Lambert avec la fille de Gilbert qui portait ce nom.

En faveur de la première opinion il n'existe qu'une preuve, mais très bonne : une charte dans laquelle une comtesse Adalaîs souscrit un échange conclu par son mari, le comte Robert de Troyes '.

La question pourrait paraître tranchée. Il n'en est rien. Comment expliquer en effet deux choses non moins certaines: que Lambert était mari d^une Adélaïde et que celle-ci lui apporta Chalon? Duchesne, les Bénédictins de VArt de vérifier les dates, M. d'Arbois de Jubainville, Kalckstein, etc., qui tiennent pour l'identité d'Adélaïde et de Werra, l'expliquent en prétendant que Robert de Troyes a possédé le comté de Chalon et a eu une fille du nom d'Adélaïde. C'est par son mariage avec cette dernière que Lambert aurait acquis Chalon.

Ce système est inadmissible. Il repose sur une confusion de Robert de Troyes avec Robert, vicomte de Dijon, père de Lambert. Nous aillons le démontrer.

Ce Robert apparaît comme vicomte de Dijon sous le règne

1. Introduction aux Chroniques d'Anjou^ p. 70 et ss. Mabille ne donne malheureusement aucune preuve, ce qui nous a forcé à écrire cette petite étude. — Il n'y a pas lieu de s'arrêter à une note de M. Prou (éd. de Raoul Glaber, p. 43, n. 1), qui fait d'Adélaïde, femme de Lambert, la sœur de Constance d'Arles. — Adélaïde d'Arles est née plusieurs années après la mort de son prétendu mari Lambert.

2. « Placuit atque convenit inter gloriosissimum Trecassinae urbis « comitem Rotbertum et Gratianum, abbatem monasterii Sancti Pétri « Dervensis, etc. (^tc). Dédit itaque praedictus cornes partibus abbatis « pratum unum. Pertinet autem pratum illud de caméra comitis, de « potestate Podenniaco. — Ego Rotbertus comes firmavi et fidelibus « meis firmare praecepi. — Actum Trecas civitate, publica sub die VIIL « idus aug. anno V. régnante Lotbario rege Francorum. — Signum « Rotberti gloriosissimi comitis. S. Adelais comilissae. S. Erberti fiiii « eorum. S. Walterii vicecomitis. — Ego Goduinus levita scripsi et « subscripsi. » — Duchesne, Hist. de la maison de Verffy, Preuves, p. 36.

[App. V] COMTES DE DIJON ET DE CHALON 325

du roi Raoul. Dans un voyage en Bourgogne, celui-ci s'arrêta à Dijon et y tint un plaid en compagnie de Robert, comte palatin, et de Gilbert, comte de Bourgogne. Wison, avoué de Saint-Bénigne, se plaignit du vicomte Robert^ qui considérait comme lui appartenant les enfants nés d'un serf sous sa dépendance, mais dont la mère, serve également^ était attachée au fisc de Longvic, possession de Saint- Bénigne, Le vicomte de Dijon reconnut être dans son tort et abandonna les enfants à Tabbaye*. En 936, il souscrit avec Albéric, comte de Mâcon, et son fils Letalde, Gilbert, Adson, etc., une charte de Hugues le Noir en faveur de Saint-Symphorien d'Autun** Robert était vassal de Gilbert, alors simple comte d'Autun.

Le 11 décembre 942, Gilbert accorda à sa requête, à un de ses vassaux nommé Guibaud (Guitbald), un manse et demi de terres, sises au pagus de Chalon et dépendant de l'abbaye de Saint-Étienne de Dijon. L'archidiacre RathLer consentit à cette « précaire ». Dans cet acte important apparaissent Adélaïde, fille de Gilbert, Ingeltrode, femme de Robert de Dijon, enfin son fils aîné RaouP. Nous retrouvons Robert avec sa femme Ingeltrude en décembre 958. Ils font don au monastère de Saint-Benoit-sur-Loire d'un certain nombre de leurs biens, dans l'Autunois*.

Outre Raoul, le vicomte de Dijon eut deux autres fils,

1. Chron, de S. Bénigne^ éd. Bougaud, p. 124-125. Ainsi en Bourgogne, au commencement du \* siècle, les enfants serfs appartenaient au propriétaire de la mère, comme le voulait le droit romain. Il semble que c'était le contraire sous l'empire des lois barbares (Pardessus, Loi salique, pages 524-525). Au xni« siècle on partageait tes enfants entre les deux maîtres (Voy. Cartulaire de N.-D, de Paris).

2. Duchesne (ibid., Preuves, p. 32-33, tiré des Arch. de Saint Symphorien d'Autun).

3. « Actum Belnensi castro. Signum Gisleberti comitis qui hanc sea curitatem jussit scribere et firmare rogavit. S. Ermengardis que « consensit. S. i4(/a/ei(/is^/t> forum, similiter que consensit. S. lioberH « qui hanc precariam studuit poposcerç. S. Hengeltrudis, S. Rodulft, « filii praedicti Roberti. S. Euvrardus levita. S. Umbertus presbjler. (c Et ego Constantius exiguus, levita, hancinstitutionem datavi etsubs. « III. idusdecembris, indictioneXIV., anno VII. régnante Ludovîco rege a féliciter. » Duchesne, Histoire de la maison de Vergtj, Preuves, p. :i3 (tiré du Cartulaire de l'abbaye Saint -Etienne de Dijon, partie I, charte 3 B).

4. Mabillon, Ann, Ben.y III, 538; Histor. de France^ \X, 622, note c.

326 COMTES DE DIJON ET DE CHALON fApp, V]

LamheFt et Robert. Leur existence nous est forraellement attestée par le carluUire <lo Paraj-le-Monial '.

Robert rie Dijon possédait l'abbaye de Saint-Marcel de ChâloD, A ce titre il permit en juin 960, à Frotgaire, èvêque de Chàlon, de concéder â Bernard et Evrard une chapelle située dans le comté de Ljoo, au village de Savigny. et dépendant de Saint-Marcel ^

C'est précisément cette charte qui a trompé Ducîiesne et M, d'Arbois de JabainTille. Ils ont cru que le Robert qui parait dans cet acte était le comte de Troyes, et qu'Ingeltnide était sa seconde femme, épousée peu après la mort d'Adélaïde. Ce que nous venons de dire plus haut montre assez que c'est impossible : Robert de Dijon avait épousé Ingeltrude avant M2; la femme du comte de Troyes vivait encore en août 959*.

!. ïl en existe une copie dans la Collection Mcreau^ t. XI, foL 99 et ss. d'après le cartulaire lacéré. En voici le commencement, qui pour nous est le plus intéressant ; « Igitur postquam per dispositionem « Dei ante secula prescientis omnia, et qui vocat ea que non sunt tan- « quani ea que suntj nobilissimus strenuissi musqué Lamberius, fUitis « Rolhtrti vicecomitis, Ingelirufie maire orius, obtinuitcomitatum Ca- « bilonensiem primus^ absentante rege primorî busqué Francie, cogt- « tauB erga se Dei cara bénéficia, etc*.... Hodberiu& îgitur, vîcecomcs a Cafnlonensis, f rater domni Lamberticomilis, in litterisobtulit quena dam mansum,.. » (lacune),— Charte de 951 : « Aetum Divioni castro- « Stgnum Rodolfo comiti. S. Roberto fratre suo.» (Duchesno, îbid. PreuueJ,p. 43). L'expression ttobtinuitcomitatumCabilonensemprimus » ne signifie pas que Lambert fut le premier comte de Chalon (ce qui serait absolument faux) ni qu'il fut le premier comte héréditaire (comme le prétend VArt de vérifier), mais qu'il fut le premier de la maison de Dijon à obtenir ce comté. Ce passage montre encore que Lambert n'a pu obtenir ce comté de son père. 11 est confirmé par la Vit a S. Craii episcopi Cabilônensii (PerrvT Ilisf. de Chaion, Preuves, p, 26) : a Fost a nimios sîquidem aevi labentis lemporum decuraTïs, dum Cabilonen- « sem Hugo praesul regereteçclesiam, primusque corner civitatis ejus- Œ dem, Lambertus nomine, comitatus obtineret monarchîam, etc. v {Fondation de Paray).

2. Cette charte ej^t publiée dans Perry (Ifist. de Chalon-stir Saône ^ Preuves, p, 34 et 35) et dans le Galiia Chrixiiana (t, JV, InMr,, col, 226, n* 6). Voici les souscriptions qi^i présentent beaucoup d'intérêt: ■ S. u Frotgarii episcopi. ,S, nobérii comitis et uxoris suae Ingeltrudis, Ss w Lambcrti comitis qui coniensit^ etc. Ego \ olfardus sac^rdob rog^tus n scripsi, dietavi die Jovis. in mense junii, an no VL régnante Lothario u rege, w

3, Voir p. 32 4 j note 2. — Kalckstein (p. 302, note 2), semble avoir soupçonné que le mari d'Ingeltrude était le vicomte de Dijon

[App. V] COMTES DE DIJON ET DE CHALON 327

On trouve de plus, dans cette charte, cette souscription significative : 5. Lamberti comitis qui consensù. Lambert était donc le maître à Chalon pour approuver un acte de Tévêque de cette ville, confirmé déjà par son père Robert. Il est bien probable que celui-ci tenait Tabbaye de Saint-Marcel de la munificence de son fils; et certainement celui-ci était marié avant juin 960*.

Conclusion : il est impossible que Lambert ait acquis le comté de Chalon en épousant une fille de Robert de Troyes. Cette fille est d'ailleurs purement hypothétique et inconnue à l'histoire. Il serait de plus inconcevable que Tavide comte de Troyes ait consenti à se dépouiller de son vivant d*une possession aussi importante *. L'hypothèse que nous combattons ne serait admissible que si le mariage de Lambert était postérieur à 968, année de la mort du comte E obert de Troyes ; or nous venons de voir qu'il est antérieur. Il faut donc nécessairement que la femme du comte Lambert soit Adélaïde, fille de Gilbert. On peut expliquer que la femme du comte de Troyes porte le même nom en admettant fjue ceîuici s'est remarié (ce nom d'Adélaïde est extrêmement fréquent au X* siècle) ; ou bien encore que le duc Gilbert a eu deux filles du nom d'Adélaïde. L'une d'elles aura été de bonne heure surnommée Werra (la Guerre)'; c'est la femme du comte de Troyes; on comprendra que lorsqu'elle souscrit une charte de son mari elle ne tienne pas à rappeler ce surnom, qui faisait

mais ce n'est pour lui qu'une hypothèse en Tair qu'il n'appaie d*aucune preuve.

1. On peut même affirmer que Robert, vicomte de Dijon, tenait de son fils l'abbaye de Saint-Marcel de Chalon, puisque celui-ci est le premier de sa famille qui obtint le comté de Chalon (voir p. précéd. note 1). D'autre part nous voyons un Robert, vicomte de Chalon, présider le mallum de cette ville en juin 955 (Chartes de Clwty^ t. II. n» 977, p. 75). C'est le frère puîné de Lambert plutôt que son père. En tout cas cette date place le mariage de Lambert un peu avant la mort du duc Gilbert.

2. La perfidie et la témérité avec laquelle Robert de Troyes s'empara de Dijon, au détriment de Lothaire, en 959, montre bien qu'il n'avait eu aucune part à l'héritage de Gilbert de Bourgogne, et qu*il cherchait -à se dédommager par n'importe quel moyen (Voir page 24).

3. M. Longnon m'a fait observer justement que Werra n'était qu'un surnom.

328 COMTES T)E DIJON ET DE CHALON f-^pp- ^

allusion à son caractère peu agréable. Je ne vois pas d'autre

explication possible.

Lambert fut un puissant et pieux seigneur. Il paraît avoir été le premier personnage de la Bourgogne après le tlocV A une époque indéterminée, il accompagna le duc Henri dans une expédition contre Vesoul*. Il fonda en 973 Tabbaye de Paray-le~Monial et moiirnt le 22 février 978'. Il n*eut qu'un filsj Hugues, Très jeune à la mort de son père, celui-ci vécut sous la tutelle de sa mère Adélaïde et de son oncle Robert; consacré évêque d'Auxerre le 5 mars 999, il n'en garda pas moins le comté de Chalon-sur-Saône'^. Il fut le plus fidèle et même le seul partisan du roi Robert IL dan?^ 8a longue et pénible conquête de la Bourgogne'* Il mourut

1. Dans la Vie de x. Mayeuî^ Ûdilon, après avoir nommé les grands personnages dont ce célèbre abbé de CÎuny s'était acquis l'aflecdoiï (rimpératrice Adélaïde, Otton IJ, le roi Coarad» sa femme Malhilde, Henri, duc de Bourgogne), ajoute: « Quid de Lamberto inlustrissimo « \iro et nobilissimo comité? » 11 semble donc mettre Lambert immédiatement après le duc Henri, Cf. ausisi ci -dessous note 4 (comitum Yenerabilissimo).

2. Vita S. Urbani episcopi Lingonensis. Acia SS.^ Janvier, t. IL p. 493.

3. CariuL de Paray : « Anno ab incarn, Dom. DCCCCLXXXVUi. a decessite mundo isdem eg régi us comea, octavo kalendas marcii. ^ Il y a certainement un X de trop. Lambert vivait encore en 977, date de la consécration de Ta b baye de Paray qu'il avait fondée en973.— Il était déjà mort en 979, car sa souscription est absente au bas d*une charte par laquelle Raoul, évêque de Chalon, concède à saint Mayeui, abbé de Cluny^ un canonicat dans l'église de Chalon. tandis qu'on y trouve

^celles de sa femme, de son fils et de son frère : « S. Rudolfi humilU a praesulis. S. Vincentîi, S. Adelaidîs comitissae humiUti. S. Uugonis « filii ejus. S. Roberii vicecomîlu. S. Lamberti clerici,, etc, Pridie * kK dec, die Martii, anno 26 régnante Lothario rege » {Gallia Chris- « tiana, L IV, Instr., p, 226, n* 7. — Chartes de Clunfj, t. U, p, 566. n« 1537), Enfin sa femme Adélaïde était remariée avant maï's 979 (voir p. 329, note 1). La date de 97a me parait danc sûre. C'est aussi l'avis

' de Mabille (Introd. aux Chron. d'Anjou, p. lxxji). — Cf. Art de vértf. les datesj U, 527.

4. Gesia ep. Autissiodor. : « Hugo Cabilonensis, ex pâtre Lamberto, « comitum venerabilissimo, et maire Adélaïde generosissima. Cujus « pater, videlicet Lambert us cornes, construxït monasterium Pa- « redi, etc. » — Raoul Glaber, IIJ, 2.

5. Pfister {Roberl le Pieux, p. 256 et ss.)- Ajoufons que Lambert eut une fille, Mathilde. mariée à GeofTroi de Semur; elle eut un fils, Thibaut! h qui succéda» dans le comté de Chaion, à son oncle Hugues, évêque d'Auserre (Art de vérif. tes dûtes, 11, 527). Nous reprodnÎJâons le début

[App. V] COMTES DE DIJON ET DE CHALON 329

en 1039. Sa mère Adélaïde se remaria avec Geoflfroi Grisegonelle, comte d'Anjou (mort en 987), et en eut un fils du nom de Maurice \

Les deux autres fils du vicomte Robert de Dijon, Raoul et Robert, eurent un sort moins brillant que leur frère Lambert. Raoul, qui était Taîné', et surnommé Raoul le Blanc, pour

d'un acte de ce comte Thibaud, fort intéressant pour toute cette généalogie : <c Ego in Dei nomine Theobaldus, cornes Cabilonensis, omc nibus filiis sanctae ecclesiae in Deo salutem. Àudivi a predecessoa ribus meis et vicinis antiquis viris quod nobilissimus cornes Gaufredus « (Geoffroi Grisegonelle) qui, post mortem praestantissimi et christiac nissimi comitis avi nostri Lamberti, accepit ejus conjugem, aviam ff roeam Adeleïdem comitissam, accessit ad beatae recordationis abba- « tem Maiolum et commendavit illi monasterium in suburbio Cabilo- « nensis civitatis, a Guntramo nobilissimo et religioso rege magnifîce c constructum, ubi requiescit corpus beati Marcelli martyris... Postea « vero, régnante serenissimo rege Rotberto, avunciilus meus domnus a Hugo cornes et episcopus, etc. » (Duchesne, Bisl. de la maison de Vergyy Preuves, p. 38). Les Gesta ep. Aulissiodor. prétendent que Gerberge, femme d'Adalbert, roi d'Italie, remariée à Henri, duc de Bourgogne, était fille de Lambert. La chose n'est pas sûre. Gerberge semble. avoir été plutôt fille de Letald, comte de Màcon (Pfister, ouvr. cité, p. 393).

1. Elle était déjà remariée en 979. En mars elle se trouvait à Chalon avec son mari Geoffroi et son fils Hugues (Bruel, Chartes de Cluny, t. II, p. 528 à 1474). — Mabille (Introd, aux Chron. d'Anjou, p. lxx- Lxxiii) a parfaitement démontré que Foulques Nerra, Geoffroi et Ermentrude, enfants de Geoffroi Grisegonelle, étaient nés d*un premier mariage avec une femme également nommée Adélaïde ou Adèle, fille d'Herbert II de Vermandois, sœur de Robert de Troyes et de son frère Herbert. (Voir le testament d'Adèle du 12 mars 975, Duchesne, Hist, de la maison de Vergy, Preuves, p. 39). On y voit les souscriptions de son mari, le comte d'Anjou, de ses fils Geoffroi et Foulques, du comte Herbert, etc., etc. — Cf. ihid. p. 38, la souscription de Robert de Troyes à une charte de Geoffroi Grisegonelle de juin 966. La présence de Robert à Angers s'explique très bien si, comme le prétend Mabille, la comtesse Adèle est sa sœur.

2. 11 apparaît le premier, en 942 (voy. page 325, note 3), et ce fut lui qui succéda à son père dans la possession du comté ou vicon^té de Dijon. André Duchesne s'est gravement trompé à son sujet. Il le fait fils de Manassès le Jeune, tout en avouant que « la vérité est qu'on « ne void point d'enseignemens où ce seigneur soit qualifié fils du « comte Manassès, non plus que ses frères » {Hisl. de la maison de Vergy, p. 49, chap. vm). Il en résulte que la base de sa généalogie de la maison de Vergy s'écroule. Ce n'est pas d'ailleurs la seule erreur qui nuise à cette généalogie. Elisabeth, femme de Gérard, 2" fils de Walon, est donnée comme fille de Lambert de Chalon, alors qu'elle apparait dans les Preuves (p. 65 etc.) comme sœur de Humbert,

330 COMTES DE DIJOTf ET DE CHALON fApp, V]

le distinguer de l'évêque homonyme de Chalon, était comt€ ou vicomte de Dijon dès 958, 3oît que son père Robert lui eut cédé son titrtt. soit qu*il l'admit à partager son autorité. Au commencement de cette même année, jaloux sans doute du mariage qui apportait â son frère Lambert le comté de Chnlon, il coni.uit le projet d'avoir sa part, lui aussi, de Théritage du duc Gilbert, Il s'empara de Beaune, possession du nouveau duc, Otton, et lui enLeva sa femme Leudegarde qu*il épousa. Mais cette tentative audacieuse avorta. Dès le 1" mai 958, Otton avait recouvré Beaune, et sans doute aussi sa femme V

Le reste de la vie de Raoul est peu connu. On voit seulement qu'il vécut très vieux et qu'il se fit moine au moment où Guillaume fut ordonné abbé de Saint-Bénigne par Brunr*n. évéque de Langres, c'est-à-dire en 990. Il aida puissaniment de ses conseils et de son argent le nouvel abbé. Il fut même établi grand prieur de Saint- Pierre de Bèze, qu'il administra parfaitement, mais pendant peu de temps. Il mourut le 13 novembre d'une année inconnue, après 900 et sans doute avant TanmiL * Il eut pour fils Aimon, comte d'Auxois et de Duesmois, Walon et Hervé^*

archidiaf^re d'Autun. — Savary de Chalon eiit donné, sa^ns aucun fondement (p, 75), comme fils de Hobert (fils de Gérard), etc.

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