Duchesne, Scriptores coaetanei, t. IV, p. 85 et
3. Sur ce ms. (le latin 10912 de la Bibl. Nat.) voyez les notes 10 et 11 de la p. 57 de l'édition de M. Prou.
4. Dom Vaissète faisait déjà justement cette objection aux érudits de son temps.
366 ADÉLAÏDE ET CONSTANCE [App, IX]
d'un contemporain* me paraît tout à fait probant en faveur de Torigine arlésienne de la reine Constance*. Enfia les mentions d'une ou deux chartes du comte Guillaume P' en faveur de Tabbaye de Montmajour montrent que celui-ci avait bien une fille du nom de Constance'.
IL — Il nous reste à déterminer quelle était la mère de la reine Constance.
Un contemporain, Richer*, nous est gai'ant qa*elle s*appelait Adélaïde, qu'elle épousa en secondes noces le roi Louis \\ qu'elle abandonna bien vite pour se remarier avec Guillaume d'Arles \ A quelle famille appartenait cette Adélaïde et de qui était-elle fille? C'est ici que commencent les difficultés.
Ce qui a longtemps contribué à obscurcir la question» c'est quejusqu'à ce siècle, lamèrede Constance n'a été connue que sous le nom de Blanche. En réalité, Blanche est un surnom, et on a pu soutenir que ce surnom s'appliquait à telle ou telle princesse du x* siècle. Dom Vaissète pouvait affirmer sans
1. On fait mourir Aimoin vers 1008 mais sans preuves (voy. la préface de M. de Certain à son édition des Miracnla s. Benedicii). En tout cas il avait assisté au passage de la Loire effectué prèa de son monastère par l'armée du roi Robert en l'an 1002 ou 1003.
2. Dora Vaissète combat cette interprétation du passage d' Aimoin en faisant observer que Guillaume de Toulouse ayant épousé en deuxièmes noces Emma, fille de Rotbod, comte de Provent-e, résida souvent en cette contrée au témoignage de chartes datées de 9ÎI'2, 1004 et 1005. On pourrait donc s'expliquer que Constance vint de Pro vence. Cette argumentation, bien que trop subtile, pourrait néanmoins être acceptée si les témoignages en faveur de Guillaume Taillefer étaient nombreux et probants. Nous avons vuqu'iï n'en est rien. Enfin Aimoin parle d'Arles et non de la Provence.
3. Dom Vaissète combat encore cette preuve avancée parle P. Pap, Il demande qu'on lui prouve : 1° que la charte alléguée par ce dernier est bien de l'année 1001; 2© que Constance d'Arles fut la seule princesse du XI» siècle qui ait porté ce nom. En réalité la première question n'a d'importance que pour fixer la date du mariage de Constance (Sur ce point voy. Pfister, p. 64); la deuxième aurait pu être retoarnée contre son auteur: on aurait pu demander à Dom Vaissète de prouver par des chartes que Guillaume Taillefer a en une fille du nom de Constance, démonstration qu'il lui aurait été bien difliciJe de faire ^