‹ Les derniers CarolingiensChapitre 354 sur 376 · Lettres 167 à 178. Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Lettres 167 à 178. Cf. plus haut, p

[App. Xî] SUR LE CHANGEMENT DE DYNASTIE 379

Quant à Richer, élève de Gerbert et admirateur de Tarchevêque de Reims, Adalbéron, il se rallie tout de suite à la nouvelle dynastie et qualifie Charles de tyran \

Dudon de Saint-Quentin fut certainement témoin oculaire des événements, puisqu'il nous raconte avoir été chargé d'une mission auprès de Richard de Normandie par Albert de Vermandois, menacé par Hugues Capet qu'il refusait de reconnaître pour roi*. Loin de donner la moindre appréciation sur le couronnement de ce dernier, Dudon ne dit pas un seul mot de Charles de Lorraine et ne mentionne même pas le règne de Louis V. Il est vrai que l'ouvrage du chanoine de Saint-Quentin a été composé à un point de vue exclusivement normand et une trentaine d'années après la chute de la dynastie carlovingienne.

Les Annales ^ se bornent à signaler en une phrase l'élévation au trône de Hugues Capet, sans donner aucune marque d'approbation ou de blâme. Quelques-unes ne mentionnent pas même cet événement*. Aimoin de Fleury, au livre II des Miracles de saint Benoit^ qu'il écrivait peu de temps après 1004, semble favorable à Hugues Capet qui, dit-il, «ducatum « Franciae strenue tune gubernabat* ».

Par contre, l'auteur SLnonymedeVHistoriaFraficorumSenonensis, qui écrivait peu après 1015, le qualifie de « rebelle. » La ville de Sens, où cette chronique fut composée, avait eu pour archevêque Séguin, ennemi de Hugues Capet*; c'est ce qui nous explique l'hostilité de cette appréciation. Hugues est encore traité d' « usurpateur » dans la Clironograpkia de Sigebert de Gembioux qui semble bien reproduire des annales contemporaines ^ Le chroniqueur limousin Adhémar de Chabannes paraît indécis dans ses appréciations. Il écrit:

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