mars ou 1*' avril. — Saint-Médard de Soissons
Le comte Herbert^ abbé de Saint-Médard de Soissons, permet à Berniery abbé d'Homblières^ d'acquérir à prix d'argent de son frère Albert, et de Mauger, passai de celui-ci, deux manses de terre sis au i^illage de Rumigntj en Vermandois^, sous la potestas de Saint-Médard, mo/ennant un cens annuel de douze deniers payables à la Saint" Se bas tien [20 jançier), à fautel de saint Médard.
Copie du XVII» siècle, Cartulaire d*Hoinblières, Bibl. nat. ms. lat. 13911, fol. 18.
Publié par Colliette, Histoire du Vermandois, I, 571-572, d'après un second cartulaire du xvii» siècle, actuellement aux archives de l'Aisne (H, 588), qui présente de nombreuses et importantes variantes avec celui de la Bibl. nat.
In nomihe sançtae et individuae Trinitatis. Heribertus Dei misericordia cornes et abbas. Notum sit universis sanctae matris ecclesiae filiis, lam praesentibusquam futuris, quod accessit ad nos Bernerus, abbas cellae Humoiariensis, postulans ut duos mansos de terra ex potestate Sancti Medardi, quae in pago Vermandensi in villa quae dicitur Ruminiacus, ex bénéficie fratris mei comitis Adalberti, iiceret sibi ab eodem fratre
1. Flodoard nous apprend, dans ses Annales, que Lothaire se rendit à Paris auprès de Hugues le Grand à Pâques 955 (15 avril). 11 est donc fort probable que le présent diplôme a été donné à cette date du 15 avril ou peu après. L'unique copie de ce diplôme étant défectueuse et incomplète, je ne suis pas sûr de l'exactitude de l'analyse. Bien que l'acte soit qualifié dans l'exposé immunitatis praeceptum, rien n'y révèle l'immunité. J'y verrais plutôt la confirmation d'un acte de précaire entre l'église de Saint-Beurry et le comte Wildevée.