MORT DE HUGUES LE GRAND
Ce fut précisément au moment où Hugues le Grand semblait arrivé à rapogée de sa fortune et de sa puissance, au moment où il méditait sans doute de reprendre ses desseins ambitieux au de^ de la Loire\ que la mort vint brusquement le frapper. Il tomba malade à Dourdan *, peut-être de la peste qui désolait alors la Gaule et la Germanie, et venait d'enlever entre autres personnages les évoques Robert de Trêves et Baudry de Liège, et le 16 ou 17 juin 956, le grand duc des Francs, des Bourguignons, des Bretons et des Normands' « entra dans la voie de toute chair ». Il fut enseveli dans Tabbaye de Saint-Denis, près de son grand-père le roi Eudes*.
Si la mort de ce politique habile et sans aucuns scrupules n*excita vraisemblablement que fort peu de regrets, elle paraît
« cornes Burgundionum obiit et honorera ejus cum filia nomine Leu- « degarde, ex qua postea a Radulpho Divionensi pipicus factus, Otho « frater Hugonis duels recepit; aliam vero filiam nomine Werram « duxit in matrimonium Robertus cornes Trecassinorum. »
1. Kalckstein dit (p. 289) : « Après la mort de Foucher et une vacance de cinq mois, Hugues, pour s'assurer Vappui ultérieur du roi en Aquitaine^ permit aux évêques zélés et bien intentionnés pour les Carolingiens, Artaud, Roricon et Gibuin de Châlons de consacrer comme évèquede Noyon, à la fin de Tannée 955, Hadulf, qui montra la même fidélité aux Carolingiens. » C'est encore ià une hypothèse sans fondement.