‹ Les derniers CarolingiensChapitre 63 sur 376 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

MINORITÉ DE LOT H Al RK (Suite). (1? juin 956 — ÏO odotîre 9S5.)

Régence de Srunon. — Depuis la mort de Hugaes te Grand Jusqu'à Is mort de Brunon,

La mort dt^ Hugues le Grand fut un événenaent de la plus grande importance pour la dynastie carolÎDgienne. Elle en prolongea la destinée de plus de trente ans et changea complètement le cours du règne de Lothaire. Si Hugues le Grand eut TécUt nul doute qu'il n'eût voulu continuer a exercer sur Lothaire an ascendant absolu. A supposer que celui-ci eut voulu s'y dérober plus tard, il se serait infailliblement heurté aux mêmes obstacles que sou père, et son règne n'aurait été qu'une triste réédition de celui de Louis d*Outreraer. La succession politique et Tautorité de Hugues le Grand ne purent pas se transmettre immédiatement à ses lils : Hugues, aurnommé Capet \ Otton et Eudes-Henri étaient encore mineurs à la mort de leur père; plusieurs années devaient s'écouler avant que le premier pfit hériter de son influence.

La puissance territoriale des Robertiens demeura intacte, du moins en France ; Lothaîre était trop jeune et sa royauté trop mal affermie pour oser y porter ouvertement atteinte ; d'ailleurs Brunon était l'oncle de Hugues Capet et d'Otton aussi bien que de Lothairo et de Charles, et il n'aurait pas plus autorisé la spoliation des premiers que des derniers*; enfin les Robertiens étaient sous la tutelle de Richard de Normandie à qui leur père les avait confiés en mourant ^

1, Sur ce surnom, voy. Appendice IV.

2, Voir plus loin, p. 32.

3, Dudon, éd. Lair, p. 263.

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