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MARIAGE DE MATHILDE ET DE CONRAD DE BOURGOGNE

villa (?), il confirmait la donation faite à Saint-Martin-de- Savigny par une dame nommée Emmena, de Téglise Saint- Pierre-la-Noaille*. Néanmoins il ne semble pas avoir voulu reprendre ses projets de conquête sur le royaume de Bourgogne ', car ce fut en cette année, ou au plus tard dans les deux ou trois années qui suivirent, qu'il maria sa sœur Mathilde au roi Conrad'. La dot de celle-ci futTabandon que fit son frère de ses droits plus ou moins réels sur Lyon et Vienne*.

1. Historiens de France, IX, 625, n» 12. Sain t- Pierre -la-Noaille est situé sur la rive droite de la Loire, dép. de la Loire, arr. de Roanne, à 7 kilom. N.-O. de Charlieu. — Le village de Tablidina devait être situé dans cette région du Roannais, mais il m*a été impossible de le retrouver. M. Aug, Bernard {Cart. de Savigny) n'avait pas été plus heureux.

2. Voy. plus haut p. 25, n. 1.— V Histoire du Languedoc (éd. Privât, t. III, p. 160) suppose qu'en 961 Lothaire avait pour but de remettre en son pouvoir la ville de Vienne que Charles Constantin avait soumise à son père Louis IV en 961. Cette opinion ne repose sur rien. Ce qui est certain, c'est qu'en 963 Vienne était au pouvoir de Conrad, puisque nous l'y voyons confirmer à l'abbaye de Montmajour les biens que lui avait restitués Boson, comte de Provence. — Cf. Kalckstein, p. 308, n. 2.

3. Ce qui est certain, c'est que Conrad était veuf de sa première femme Adelania le 23 mars 963. Voy. dans Historiens de France, IX, p. 700 ; et Hoffman (iXova Collectio, 1, 47) un diplôme de ce roi donné a proremediô animae (conjugis) nostrae, Adelaniae videlicetreginae. « — Cf. Hirsch : lahrb, Heinrich, II, 87:88 ; Meyer de Knonau: Forsch. z, Gesch., VIII, \hX — En 966, le 10 août, Mathilde apparaît dans un diplôme avec son fils Conon. {Mém, et docum. de la Suisse romande^ XX, 52.) — Cf. Diimmler p. 376, n. 1. — Mathilde était née sans doute en 943. Voir p. 10, n. 6.

4. Chr, S, Benigni Divion. (éd. Bougaud, p. 188) : « In cujus regni « (Burgundie) termino sita est Lugdunum civitas, quam Lotharius « Francorum rex dédit in dotem sorori sue Mathilde regine, quam ce despondit Chonrado Burgundie régi. » - Hugues de Flavigny (Mon. Ger., SS. Vflf, p. 364): « Hic (Lotharius) Mathildem sororem suam « despondit Conrado régi Burgundiae, et in dotem dédit ei Lugdu- « num, quae sita est in termino regni Burgundiae et erat tune tem- « poris juris regni Francorum. » — Menestrier (Hist. de Lyon, p. 262- 263), et en ce siècle Gingins-la-Sarraz {Essai sur la souveraineté du Lyonnais), se refusent à croire que Louis IV et Lothaire aient jamais eu d'autorité réelle sur Lyon et Vienne. Tout au plus admettent-ils que Lothaire ait cédé à sa sœur ses prétentions sur ces villes. — Au contraire, De la Mure (Hist. des ducs de Bourbon, t. I, p. 53-55) et son éditeur, M. Chantelauze (p. 54, n. 1), soutiennent que Lothaire tenait de ses ancêtres des droits sur le royaume de Bourgogne (ce qui

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