PAIX AVEC LA NORMANDIE
tère da Mont-Saint-Michel que venait d'accomplir Richard V Pendant rassemblée de Gisors, Gozlin, abbé de Saint-Denis avait réclamé à Richard le domaine de Bemeval ^ comme appartenant à Tabbaye, en vertu de la donation de Guillaume Longue-Epée et de Robert', grand-père de Richard. Le duc de Normandie avait accueilli favorablement la demande de Gozlin, sur le conseil « de son seigneur Hugues* », de son frère Raoul, comte d'Ivry, et d'Osmont, sans doute son ancien gouverneur ^ Néanmoins il remit à plus tard Texamen des titres de l'abbaye de Saint-Denis et conseilla à Gozlin de venir le retrouver à Rouen. Gozlin se rendit donc un dimanche à Rouen, et là, en présence du duc, de sa femme Emma, et des seigneurs normands, il prouva que le domaine de Bemeval avait été injustement ravi à l'abbaye de Saint-Denis par l'évéque Aillemond. En conséquence Richard se rendit à Bemeval, accompagné d'une suite nombreuse de grands de France et de Normandie, et, le 18 mars 968, restitua ce domaine à l'abbaye de Saint- Dems^ Les souscriptions de Richard, de Hugues Capet, de Thibaud le Tricheur, de Gautier comte de Dreux, etc., achèvent de nous montrer que la paix était fermement conclue avec la Normandie. A partir de cette époque nous n'avons plus de documents qui nous renseignent sur les relations de ce pays avec le reste de la France pendant une période de plus de vingt ans\
1. Hiêtoriens de France, IX, 729, n» 18. — Cf. Appendice VIIL