‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 128 sur 147 · I. BelLJud.,\l VIII · texte numérisé non relu

I. BelLJud.,\l VIII

Mais lorsqu'ils se préparaient à retourner vers les leurs, Simon apprit ce qui se tramait; il fit aussitôt égorger les cinq parlementaires qui s'étaient rendus auprès de Titus, puis arrêter et jeter en prison les chefs iduméens dont le plus illustre était Jacob fils de Sosas. La bande iduméenne, une fois sans chefs et déconcertée par ce fait, fut activement surveillée, et les murailles furent gardées avec plus de précautions. Les gardes cependant ne suffisaient pas à barrer le passage aux transfuges, et, quoiqu'il en fût tué beaucoup, il en échappait plus encore. Tous étaient accueillis par les Romains, d'abord parce que Titus, grâce à sa bonté, avait déjà oublié ses ordres implacables, et ensuite parce qu'alors les soldats, fatigués de meurtre et avides de lucre, s'abslenaient de verser inutilement du sang. Les gens du peuple de Jérusalem étaient seuls réservés, et tous les autres, avec leurs femmes et leurs enfants, étaient vendus au prix le plus infime, tant à cause de la multitude des esclaves, que de la pauvreté du marché. Bien qu'il eût été déclaré, par la voix du héraut, qu'il était interdit de passer seul aux Romains, afin de forcer les Juifs à emmener leurs familles avec eux, on n'en recevait pas moins les transfuges isolés que des inspecteurs étaient chargés de trier, pour en séparer tous ceux qui paraissaient dignes de mort. Le nombre de ceux qui furent ainsi vendus est énorme. De la population de la ville, plus de quarante mille furent mis à part, et Titus les laissa aller oïl il sembla bon à chacun d'eux*.

Pendant cette même période du siège, un prêtre, nommé Jésus fils de Thebouti, en échange de la parole donnée par Titus de lui laisser la vie, s'engagea à lui faire trouver un certain nombre d'instruments sacrés; il sortit donc de la

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