‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 145 sur 147 · Littéralement, prends ton souffle court · texte numérisé non relu

Littéralement, prends ton souffle court

le percer, pour voir si ce n'était pas un faux mort, mais Abba dit : Les Romains diront : Ils ont même assassiné leur maître. Ils ont voulu alors le presser pour voir s'il crierait. Abba répondit : L'ennemi dira : Ils ont écrasé (étouffé) leur maître. La porte fut ouverte et l'on passa. En arrivant au camp, le Rabbi dit : Salut à toi, roi! Le général répondit : Tu mérites deux fois la mort : l*» je ne suis pas roi et tu m'as nommé ainsi; 2® si je suis roi, pourquoi n'es-tu pas venu à moi jusqu'à présent? Le Rabbi répondit : !« Quant à ce que tu dis que tu n'es pas roi, tu le seras * ; si tu ne Tétais pas, Jérusalem ne tomberait pas entre tes mains *, car il est écrit (Isaïe, x) : « Le Liban tombera au pouvoir du puissant. » Or, le puissant, c'est le roi, et le Liban, le temple ; 2° si je ne suis pas venu jusqu'à présent, c'est que nos soldats ne laissent .'pas sortir. Pendant la conversation un messager arrive de Rome et dit : Viens, l'empereur est mort, et les grands de Rome te désirent à leur tête. Je vais partir, dit Vespasien , demande-moi ce que tu veux que je te donne. Le Rabbi répondit : Accorde-moi le salut de labné, de ses savants et de la descendance de la famille de Rabbi Gamaliel; enfin, un médecin qui guérira le Rabbi Zaddok ! »

L Josèphe se vante, ainsi que nous Pavons vu, d*avoir adressé lui-même cette prédiction à Vespasien.

2. Un vieux commentateur juif, anonyme et français (du x* au xu* siècle), fait remarquer qu'il est vrai que Vespasien n*a pas pris Jérusalem , puisque c'est Titus qui Ta prise, mais que cependant il y a eu une grande part, puisqu'il l'a assiégée trois ans.

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