‹ Les derniers jours de l'Acadie, 1748-1758 [microforme]Chapitre 55 sur 67 · ES · texte numérisé non relu

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paroisses marquées dans cette colonne; on se rendra en trois Jours, en été, à Chipoudy, qui est la plus éloignée, à trente lieues de distance, à plus près. Il n'y a que la Pointe à Beauséjour qui reste sur la gauche de la véritable route, à une ligue à plus près, au surouët du Lac.

Punitions infligées à des soldats de Louishourg

Si l'on en juge par les motifs portés sur les listes de punitions infligées aux hommes de la garnison de Louisbourg, le soldat moderne vaut certainement mieux que ses devanciers. Les grands défauts de l'armée d'alors (1) paraissent , d'ailleurs, avoir atteint leur maximum dans l'infanterie de marine, la plupart du temps recrutée dans la lie des ports.

Sur un # Etat des soldats des différentes compagnies qui ont été fustigés ou monté sur le cheval de bois (2) », les trente-trois noms qui le composent sont uniformément suivis de mentions analogues à celles-ci :

« À monté sur le cheval de bois pour boisson, étant de service. »

« À passé par les verges et monté sur le cheval de bois, pour vol et pour boisson. »

« À passé par les verges pour vol, »

(1) M. de Surlaville, dans un Mémoire, singulièrement hardi, étant donnée l'epoque où il fut écrit, si l'on songe qu'il pose le principe du service personnel obligatoire (à peine en dispense-t-il le clergé), fait un sombre tableau de l'armée de son temps: « On est obligé, dit-il, d'user d'industrie

pour les enrollements : rarement s’en fait-il de sens froid ! L'ivresse, le

libertinage, le dépit, la misère, la paresse, en sont les sources. Pourvu qu'un homme soit d'une certaine taille, on s'informe peu de sa naissance, de sa profession, de ses mœurs, s'il est sain, s'il est robuste, s'il a la tournure militaire ; on prend tout ce qu'on trouve, et nos troupes ne sont remplies que de ce qu'il y a de plus vil dans le Roiïaume, de plus effeiminé, de plus corrompu, enfin, de plus mauvais sujets de toutes facons, » (2) Octobre 1553.

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æ A été mis au carçan pour avoir volé de la poudre, passé par les verges 3 fois pour vol, ensuitte remis à la justice, »

* À passé par les couroies pour avoir reproché à un autre d'y avoir passé, »

« À passé par les couroies pour vol, »

æ Ont passé par les verges pour s'être battus avec des bayonnettes, »

« A passé pa es verges en Canada, pour avoir frappé son Caporal, »

« À passé par les verges pour avoir battu son caporal (1). »

La simple prison était réservée à des fautes plus légères, comme # pour avoir juré le saint nom de Dieu, et chanté :

* Allons, galériens de Louisbourg. .. : avoir dit qu'il vou-

droit que la malédiction tombat sur Louisbourg ; n'avoir «pas voulu mettre ses cheveux en queue, montant ja

garde, où avoir, par colère, cassé son espée et avoir dit

qu'il ne vouloit plus commander davantage. »

Un autre, « pour, avant ouvert le coffre de son camarade, « lui avoir pris quatre livres de plomb », passait par les baguettes et entrait le mème jour à l'hôpital.

Les soldats de l'Ancien Régime n'étaient connus que par des surnoms ; au nombre de ceux que nous ont conservé les contrôles de la garnison de l'Ile Royale, on peut, comme exemples, citer les suivants :

. Vivelamour, Malbroux, Fleur d'Epée, Boitsansoif, Sansfaçon, Sansquartier, Trompelamour, Brülevillage, Sansraison, La Verlope, La Fantaisie, La Furie, Cadet d'Amour, Philisbourg, Beauséjour, etc.

(1) De nos jours, où les punitions corporelles sont abolies dans l'Armée , œrtains délits, par contre, sout réprimés bien plas sévèrement que jadis ; les deux derniers, notamment, seraient punis de mort,

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