UN TAS DE CHIKWANGUES
de cent hommes, allant de village en village, négociant avec les indigènes, s'efforçant d'obtenir, sans devoir recourir à la force, leur soumission à l'impôt. Mais, invariablement, le même dialogue s'engageait :
— Nous ne ferons pas de caoutchouc. '
— Il faut que vous en lassiez.
LES DERNIERS JOURS DE l' ET AT. DU CONGO
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— Nous n'en ferons pas et ce sera la guerre.
— Je ne veux pas vous faire la guerre. Vous voyez bien que je ne prends pas vos femmes et que je ne vous fais aucun mal.
— C'est nous qui ferons la guerre.
— Que pouvez-vous, avec vos couteaux et vos lances, contre nos albinis ?
— Nous abandonnerons nos cases et nous nous réfugierons dans la forêt.
— Vous aurez froid ; vous aurez faim ; et, pendant ce temps-là, mes soldats mangeront vos bananes et votre manioc. Mieux vaut donc vous soumettre. Je reviendrai dans trois semaines et je compte que vous m'apporterez alors votre kilo de caoutchouc par tête.