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HAMBOURG

il fallait empiéter sur le territoire prussien. Fort heureusement, les négociations ne traînèrent pas. Le royaume de Prusse consentit à vendre à la République hambourgeoise les terrains nécessaires, et les agrandissements purent continuer sans interruption.

Une somme de 110 millions de marks fut votée pour le nouveau plan d'ensemble, dont une première tranche de 45 millions est actuellement en exécution.

A cette occasion, on a remanié, en la spécialisant plus étroitement, l'affectation des anciens bassins.

224 l'expansion

Chacun, désormais, aura une destination précise. Certains seront occupés par les grandes compagnies, d'autres par les navires charbonniers, d'autres par les bois, d'autres par les pétroles, les nitrates, etc.

Ces nouveaux bassins s'étendent de plus en plus à l'ouest, c'est-à-dire en aval du fleuve, et le dernieï ouvert, le port des pétroles, se trouve ainsi à 7 ou 8 kilomètres du centre de la ville, dans une plaine encore déserte. De nombreux bateaux-omnibus y assurent un service régulier. Aujourd'hui, quand on approche du bassin à pétrole, on voit surgir sur ses bords comme une ville, composée d'immeubles massifs, blancs, sans fenêtres et sans cheminées; de plus près on reconnaît que c'est une double rangée de réservoirs à huile minérale, aussi volumineux que des gazomètres, et au lieu des grues et portiques habituels, toute une file de pompes et de tuyaux s'aligne entre les bords des quais et la rangée des réservoirs. En quelques heures un cargo-citerne de plusieurs milliers détonnes peut être évacué.

Le service de ces nouveaux ports a nécessité l'étude d'un autre tunnel sous un bras latéral de l'Elbe. Le projet en est achevé et l'exécution prochaine.

Mais, en même temps qu'on poursuit ces travaux pour les navires de mer à l'ouest, on se trouve encombré en amont par la batellerie de l'Elbe qui s'accroît, paraît-il, plus vite encore que le trafic maritime. Toute une série de bassins plus petits sont donc parallèle ment commencés pour les chalands et les remorqueurs.

Malgré cet ensemble de remaniements, le port de

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ujourd'hui dans l'impossibilité

de recevoir les nouveaux paquebots transatlantiques,

c que la profondeur de l'Elbe est insuffisante.

L7 ' a eu toutes les peines du monde à quitter

c e les chantiers de Vulcan pour gagner la pleine

mer. Les navires de ce type resteront désormais à

Cuxhaven, à l'embouchure du fleuve. 11 a donc fallu

aménager ce port en conséquence. En attendant, Ylm-

ior mouille en pleine nier.

Cuxhaven était, jusqu'ici, surtout un port de grande pêche, organisé pour le débarquement des chalutiers. Neuf millions de marks ont été votés en vue d'y créer un bassin pour les grands paquebots. Ce bassin, auquel une armée d'ouvriers et d'excavateurs électriques travaillent depuis deux ans, aura des dimensions inusitées. Le programme comporte que les plus grands navires puissent s'y retourner, et accoster à quai par toutes marées, ce qui oblige à lui donner une superficie; de plus de ioo hectares et une profondeur de 14 mètres, complètement gagnées sur la terre ferme.

Ces dimensions extraordinaires avaient donné à penser que l'intention du gouvernement était de créer là un nouveau port de guerre. Mais il paraît qu'il n'en est rien. On en donne pour preuve que ce bassin est concédé en totalité à la Compagnie Hamburg-Amerika moyennant un loyer annuel de 352 000 marks. Une ville commence à se bâtir autour de cette nouvelle entreprise.

Les autres ports de la Baltique et de la mer du Nord ne restent point en retard, toutes proportions

gardées, sur Hambourg. Danzig, Stettin, Lubeck surtout ont exécuté d'importants travaux; ce, dernier port, depuis qu'il est devenu un centre métallurgique, a vu doubler, en quelques années, son tonnage.

Sur la mer du Nord, les travaux d'Emden ont précédé l'essor 'que les prévisions récentes accordent à cette place, comme débouché du Rheinland par les canaux Rhein-Herne et Dortmund-Emden.

Mais c'est à Brème. , ou plutôt à sa filiale Bremerhaven, qu'il faut aller voir des travaux qui rivalisent avec ceux de Hambourg et de Cuxhaven.

Les grands navires du Norddeulscher Lloyd ont besoin du même aménagement que ceux de sa compagnie rivale, la Hamburg Amerika-Linie. Le Norddeutscher Lloyd représente aujourd'hui un tonnage de près de 900 mille tonnes, et il fait construire en ce moment à Stettin des navires aussi monstrueux que Yhn-perator.

Le territoire de Bremerhaven, qui est situé à une cinquantaine de kilomètres en aval de Brème, appartient à la République brémoise ; mais là, comme à Hambourg, les emplacements manquaient pour agrandir le port. Brème a dû acheter à la Prusse de nouveaux terrains qu'elle lui a échangés contre d'autres parcelles et une soulte d'un million de marks.

Puis elle a dû exproprier les occupants de ces terrains. Dès lors, on a remanié le port déjà agrandi en '.S9S, mais devenu insuffisant. On a du changer de place et agrandir les chantiers et les docks du Lloyd, et construire des cales sèches de 200 et 33o mètr'es de longueur.

Cent six millions de marks ont été votés par le

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