FABRICE, vivement
Pas moi, pas moi, d’abord !..
FLAMBOROUGH.
Celui qui prendra le plus petite paille., (il montre le bout de u corde qu’il a dans sa poche.) il ira pender lui.
^ . FABRICE, effrayé. .
Heiu ! non, non*, ça n’a qu’à être mot..
FLAMBOROUGH, bas.
Acceptez !.. ou je touyai toi !.*
STÉPHANETTE, revenant avec les pailles.
Voilà !..
FABtUCE, bas I stéphanette.
Stêphiîietlë, jé tt’ài jatnats cessé de vous chérir.» j’ai été utt ingrat, un sans cteiir,uti rien du tout., faites-moi tirer la bonne, ô Stéphanette !..
fctABBOKOtJGfc, h ftbéicè. '
Dépèchez-toi... *
STÉPHANETTE, bas & Fabrice.
Celle à droite.
FABRtCË, dè mimé.
Hein ?
üîÉBHAÎIETTEi
droite!
FABRICE, joyeux.
STÉPHANETTE, élevant la main où sont les pailles.
C’est prêt... (Trémolo à l’orchestre. — Tous deux s’approchent de Stê" phaneltc; Fabrice met rapidement la main sur la paille adroite, indiquée par Stéphanclte; puis il regarde, d’un air narquois, Flamborough qui va tirer la paille à gauche; mais, en s’apercevant que l’Anglais amène une longue
paille, il chancelle, éperdu.)
FABRICE, tirant une paille toute petite.
Ciel de Dieu! j’ai la mauvaise !.. j’ai perdu !... (il s’arrache le*
cheveux.)
FLAMBOROUGH, montrant une longue paille, avec joie.
Je avai la bonne !.. j’ai gagné !.. miss Stéphanette.. je faisai
vô milady Flamborough ! (il passe à la dérobée la corde à Fabrice.) - Mon bon ami... (Bas.) allez pendertoi.
STÉPHANETTE
Moi, milady! (Riant.) Ah! atil ah! (a part.) Allons, je suis bien vengée !...
FABRICE, pleurant.
Adieu, Stéphanette, le sort a décidé... vous ne me reverrez plus jamais !..
STÉPHANETTE, à part.
Pauvre garçon ! (Riant tout à coup :) Ah! ah! ah!...
FABRICE, stupéfait.
Elle rit!..
•STÉPHANETTE
Eh! oui., j’avais triché pour me venger un petit instant...
(Mouvement de stupeur de Flamborough.)
FABRICE, joyeux.
Hein?..
FLAMBOROUGH, sinistre.
Haoh ! je havais perdiou!.. alors, c’était môa que vous ne reverrez plous... (Avec désespoir.) Oh! my heart... my heart ... t'is finish’ d ! finish' d !
STÉPHANETTE, gaiement.
Allons donc, milord, du courage !.. (Montrant Fabrice.) Il regrette ses torts., je lui pardonne...
FABRICE, avec transport.
Oh ! Stéphanette... (A lui-même, regardant la corde que l’Anglais luit rendue.) C’est mon porte-bonheur qui m’est revenu...
STÉPHANETTE, à Flamborough.
Et vous, milord, vous resterez près de nous... (D’un ton câlin.) Nous vous aimerons.
FABRICE
Nous vous distrairons ! •
STÉPHANETTE
Nous vous dorloterons !
FLAMBOROUGH, la regardant tendrement.
Dorloterons?..