SCENE III
Véritablement,
Qu’on vient tous surprendra Quand on veut se pendre Bien légalement!...
FABRICE
C’est insupportable !
C’est épouvantable.
Véritablement,
De se voir surprendre Quand on vient se pendre Solitairement!...
(Pendant l’ensemble, Fabrice veut s’échapper, Stéphanette le rattrape par un
bras.)
STÉPHANETTE
Ah çà! voulez-vous bien m’expliquer?., (voyant Ftamboroiigh qui se sauve, elle court après lui, sans lâcher Fabrice.) Mais iis SOIll enragés!.. (Elle les ramène vivement en les tenant tous deux bras dessus, bras dessous.)
. FABRICE, se débattant.
Laissez-moi, Stéphanette... Eh bien, oui, la !.. je voulais me périr...
FLAMBOROUGH.
Je volai aussi... je ôtai dans le chagrinement du désespoir!...
FABRICE
J’en ai par-dessus la tète, de la vie !..
STÉPHANETTE, bas à Fabrice.
Au moment de m’épouser, c’est flatteur pour moi !..
FABRICE
Vous épouser, pour vous mettre dans la misère!., (criant.) Pas de mariage !..
FLAMBOROUGH.
Nô!.. pas de mariage!.. Miss Pimbêche devenir lady Flamborough!.. j’aimai mieux pender mua...
STÉPHANETTE
Ah çà ! v’ià tous les hommes qui se pendent pour ne pas se marier, à présent!.. Qu’est-ce que les pauvres filles vont devenir?.. (ils veulent se dégager, elle les retient.) Voyons!.. YOUleZ-VOUS
bien nrécouter tous les deux !..
FABRICE
Non!
FLAMBOROUGH.
Nô!
FABRICE
Me retirer ma place de serpent de la paroisse, que j’exerce depuis soixante-dix-sept ans!., de père en fils!..
Comment!., on vous a?..
FABRICE
Flanqué à la porte, pour trois «u quatre malheureux couacs que j’ai faits!.. Ah ! c’est fini... je n’ai plus qu’à me finir!..
FLAMBOROUGH.
Haoh ! et moa aussi... (Montrant sa corde qui pend à une branche du noyer. ) Ce corde, il avait servi à mon triseuil,à mon biseuil... il allait servir à môa!..
STKPIIANETTE.
C’est une corde de famille!..
FABRICE, passant auprès de l’Anglais.
Milord, vous clés une créature malheureuse comme moi?...
FLAMBOROUGH.
Oh !.. yes!
FABRlf.p.
Un pauvre diable qui n’a pas le sou... pomme moi?
FLAMBOROUGH.
Oh! nô!.,jc avais trois millionnes de héritage...
FABRICE, bondissant.
Dieu de Dieu! vous avez hérité de... Eh bien, moi, le diable pourrait que je n’iiérijerais pas de sa queue!., et, pourtant, j'y ai des droits, l’ayant assez tirée toute nia vie, Seigneur Dioti !.. Trois millions!!! et vous alliez... mais non... ça n’aurait pas de nopi...
STÉPnANETTE.
Certainement!., ça ne sera pas...
FLAMBOROUGH,
Oh! si!..
STÉPHANETTE, à Flamhorough .
Oh! non!.. Mais vous voulez donc jeter le deuil dans le pays dont vous êtes la providence, depuis un mois que vous habitez ce joli château sur la montagne?..
FABRICE, à part, regardant Flamborough.
Ob ! quelle idée I si je pouvais me faire adopter par lui, j’embellirais son existence... et la mienne!..
STÉPHANETTE, à Flanibornugh, d’une voix caressante.
Vous, que tout le monde aime! qu’on se ferait hacher pour voqs !...
FLAMBOROUGH, à part.
Ce petite regardai mùa avec un z-yeux bien straordinaire !..
FABRICE, à part.
Essayons!... (s’approchant vivement de l’Anglais et avec explosion.) Milord!..
FLAMBOROUGH. reculant.
Oh ! vous étai bète... vous avez fait peur à môa.
FABRICE, continuant.
( ber milord !.. est-il Dieu possible que vous songiez à quitter re monde, où, avec vos trois millions, vous pourriez trouver