SCÈNE IV
FLAMBOROUGH, STÉPHANETTE.
STÉPHANETTE
Encore un heureux que vous avez fait, milord ! L’autre jour, c'était la maisonnette et les meubles de mon pauvre père que les huissiers allaient vendre et que vous lui avez rachetés... une autre fois, un nouvel acte de bienfaisance...
FI.AMBOROUGH.
Oh! nô! c’était pas du bienfaisance...
STÉPHANETTE
Oh ! si !..
FLAMBOROUGH.
Nô !.. c'était por voir si je pouvai avoir du hémotionne... mais on n’avai jamais du hémotionne, dans mon famille...
STÉPHANETTE
Pauvre jeune homme ! à votre âge !..
FLAMBOROUGH.
Je avai tout essayé... je avai jeté môa dans le truffe et le champaigne... pas émouvu!.. Je avai jeté môa dans le parlementaire... pas émouvu !.. Je avai jeté môa dans le science et je avai écrit un mémoire bien sériose : De l’influence des queues de poissons sur les ondulations de la mer... Pas émouvu !....
STÉPHANETTE, stupéfaite.
CTest-il possible ! (D’un ton câlin.) Mais... l’amour... est-ce qu’il ne vous a jamais fait battre le cœur?..
FLAMBOROUGH.
Mon cœur il battait jamais !.. On avait élevé môa avec miss Pimbêche, mon cousine, et on voulait en faire mon femme... je la voyais toutes les jours... et mon cœur il battai pas... (u
T«r* le fond.)