H6(; LES DESSINATEURS D'ILLUSTRATIONS
traits, dans lesquels il cherche la ressemblance plus que le style, sont le plus souvent aux crayons de couleur et en pied.
Il est mort à Paris, le 26 décembre 1806.
Voici la liste des principaux portraits , dont quelques-uns ont été gravés : Philippe d'Orléans, duc de Chartres, et son fils (1759). M. Durey de Meynières (1760), avec cette épigraphe : Silentio gaudet. — Portraits du Duc de Lwjnes. — Pet. in-fol. — Portrait du baron de Bezenval. — Pet. in-fol. — Petit de Bachaumont (1761). — M. de Trudaine (1761). — Le M^^ d'Entragnes (1761). Le Comte de Milly. — Chauvelin, abbé de Montieramey. — Clairaut, géomètre (1763), — Le Duc d'Orléans, à cheval (1763). — L'abbé de Neuville. — Dortous de Maii^an , de l'Académie française. — Mozart jouant du violon, pendant que sa fille chante. — Voltaire. — Rameau.
Portrait du Chevalier de Pons. — In-4°.
Dessin aux crayons de couleur, signé, daté 1755. — Chez M. DEI.- BERGUE-CORMONT.
De nombreux dessins de portraits de Camnontelle , dont ceux de Collé et de i)/""' de Pompadour — Chez S. A. R. lk duc d'AUMALE.
Portrait de M^'^ Favart.
Dessin à Taquarelle, signé, daté 1766. — Vente Ferai (1877).— 200 fr.
Portrait de Brissart. 1766.
Même état. Même vente. — 149 fr.
Portrait de Grandval.
Même état. Même vente. — 150 fr.
Portrait de Lekain (rôle de Néron dans Britannicus).
Même état. Même vente. — l.'Jl fr. — Chez M. MAHÉRAULT. Portrait de Garrick, signé, daté 1765.
305 fr. — Chez S. A. R. le duc d'AUMALE. Collection de 300 portraits environ, in-folio, à l'aquarelle, représentant des personnages de la société du duc d'Orléans.
Chez S. A. R. le duc d'AUMALE.
Album rempli de Portraits dessinés par Carniontelle.
Chez M»" LA COMTE.SSE DE PARIS.
Les dessins de Carmontelle pour les Souvenirs et regrets d'un viel amateiir dramatique.
Au CABLNET des ESTAMPES.
CARMGERO. — CATEL. 6(n
Proverbes dramatiques, par Carmontelle. Paris. — 12 vol.
in-S".
Un recueil contenant 103 dessins à l'aquarelle de Carmontelle, in-8°. — Chez M. LOURDEL DE HÉXAUT.
CARMGERO (Antonio), CARMCÈRO (Isidro), CAS- TILLO (Joseph del), dessinateurs espagnols.
Nous relevons leurs noms, ainsi que ceux de Joseph Brunete et Bernardo Barranco, au bas des principales ligures de El Ingenioso Hidalgo don Quixoie de la Mancha, compuesto por Miguel de Cervantes Saavedra. Madrid, Joaquin Ibarra, 1770. — 4 vol, pet. in-fol.
CARS (Laurent), graveur au burin et dessinateur, né à Lyon en 1699, mort le 14 avril 1771 ; reçu à r Académie en 1733.
L'École de cavalerie, par de la Guérinière. Paris, 1754. — In-fol. pi. de Cars. — Les Grands Maîtres de Malte, suite de o4 pièces. — Une suite d'environ 16 pièces pour les Contes de la Fontaine, gravée par L. Cars, sans nom de dessinateur, et dont on pourrait, avec quelque vraisemblance, lui attribuer la composition.
CASANOVA (François), peintre et dessinateur, né à Venise en 1729, Élève de Guardi (mort à Dresde, le 9 décembre 1795). Il était le troisième frère du romancier-aventurier Jacques Casanova de Seingalt.
Casanova a dessiné le frontispice des Géorgiques de Virgile, trad. en vers par Delille, Paris, Bleuet, 1770. — In-8°. Le dessin joint à ceux d"Eisen. — Vente Detionne. —
CATEL de Berlin), dessinateur et graveur au pointillé, travaillait en Allemagne.
Lettres d'Héloise et d'Aleilard. — 4 figures dessinées par Catel et gravées par Watson, — L'Homme des c/imnps, ou les Géor-
068 LES DESSINATEURS DILLUSTRAÏIONS.
gigues frai^çaises, par Jacques Delille. Strasbourg, Levrault.
1805. — In-40.
Un exemplaire imprimé sur vélin avec les dessins originaux. — A la BIBLIOTHÈQUE NATIONALE.
CAD VET (Gilles-PaQl), architecte, sculpteur, dessinateur et graveur, né à Aix le 17 avril 1731, mort à Paris le 15 novembre 1788. Cauvet était sculpteur de Monsieur, frère du roi. Il avait exposé à l'Académie de Saint-Luc, en 1774, six cadres renfermant 12 dessins d'ornements gravés dans la manière du crayon par M'^^ Liottier, sa belle-fille et son élève. Les dessins de Cauvet sont exécutés au crayon rouge avec beaucoup de facilité.
Recueil cVornemeiits. Paris, 1777, — Gr. in-fol. Planches. — 18 dessins d'ornements , panneaux, bordures, rosaces, etc., à la plur^e. — Catalogue Paignon-Dijonval.
Porte d'appartement , encre et lavis. — Vente Clément (1877). — 61 fr.
Chez M. A. BEURDELEY.
Arabesques et Panneaux. 7 dessins. — Même vente, — 24 fr.
GAZES (Pierre-Jacques), peintre et dessinateur, né à Paris en 1676, mort dans la même ville le 25 juin 1754. Son père, qui était originaire de la Gascogne, le mit chez le sieur Férou, concierge de l'Académie, qui lui fit copier les dessins des professeurs. Il entra ensuite dans l'atelier de Ilouasse le père : « Ses dessins présentent toujours de « riches ordonnances, ordinairement faits au trait « seul de pierre noire lavé d'encre de la Chine ; « les jours sont ménagés proprement; ses études « sont au même cravon, lavées à l'encre de la
CHAILLOL'. — CHAHPENTIEH. (569
u Chine et rehaussées de blanc de craie; on ne « peut rien de plus correct. » D' Argenville, Abrégé de la vie des plus fameux peintres.
Cazes a dessiné des figures pour une édition des Aventures de Télémaque. Paris, J. Estiaine, 1730. — 2 vol. in-i". — Description historique de l'Hôtel royal des Invalides. Paris, 1756. — In-fol. Frontispice dessiné par Cazes.
CHAILLOU (P.-J.), dessinateur, travaillait à Paris à la fin du xyu!*" siècle.
Exposition de Fan YIII. — 2 dessins, sujets tirés de VÉnéide.
Les Amours du chevalier de Faublas , par Louvet de Coiivray. Paris, 1796. — 13 vol. in-8°, avec 13 frontispices bion médiocres de Chaillou. — Jacques le Fataliste, par Diderot. — La Religieuse, par le même. Paris, 1797-1798. — 2 vol. in-8'', figures dessinées par Chaillou. — Le Poète , par Desforges. Hambourg, 1798. — 4 vol. in-12. 4 fig. de Chaillou.
Histoire de Gil Blas , par Le Sage. Paris, an VI (^1798). —
6 vol. iu-18, mar. r.
Exempl.impr. sur veliu, contenant les dessins originaux de Chaillou. — Vente Chardin. — Vente de la duchesse de Berry, — Vente E. Martin.
Les dessins des romans : Walter de Montbarrey. — L'Abbaye de Grasville, etc.
Chez M. LEFILLEUL. libraire
CHARPENTIER ( François-Philippe ) , dessinateur et graveur au hurin et au lavis, né à Blois en 1739. (En 1730, d'après Brulliot) : « L'invention due à (( M. Charpentier, graveur, écrit Grimm dans sa « Correspondance littéraire, est infiniment prête cieuse. Cet artiste a trouvé le secret d'imiter le « lavis par la gravure, et cette imitation est si par- " faite qu'en coupant les bords pour empêcher
670 LES DESSINATEURS DILLUSTUATIONS.
« d'apercevoir Tempreinte de la planche, d'habiles « connaisseurs seraient peut-être embarrassés de (( dire si c'est une estampe ou un dessin qu'on « leur présente. »
Recueil de plusieurs parties d'architecture de différens maîtres, tant d'Italie que de Fràiice (par Dumont). Paris, 1765. — In-fol. — Almanach du Père Gérard pour Tannée 1792 (par Collot d'Herbois), — In-12, i2 figures. — Histoire de Gil Blas de Santillane , par Le Sage. Paris, Didot, an III (179o).— i voL in-8°, 100 fig. par Charpentier, Bornet et Dujjlessis-Bertaux.
CHAUFOURIER (Jean), dessinateur de paysages et professeur de perspective, né en 1678, mort le 28 novembre i7o7. Chaufourier était le gendre de Gérard Edelinck. Il fut reçu à l'Académie en 1735
Chaufourier a donné des dessins pour une Iliade.
Histoire de la ville de Paris, composée par Félibien. Paris, 1725. — 5 voL in-foL, 3 grandes vues dessinées d'après nature par Chaufourier.
Histoire de l'abbaye de Saint Germain des Prés. 1 73 i.— In-fol., dessins de planches.
Plan de Petit-Bourg. 1730. — In-fol., mar. r. dent. (Aux armes du duc d'Antin), manuscrit avec des vues de ce château, à Taquarelle, animées de nombreux personnages
Chez M. LK BARON JÉRÔME PICHON.
Paysages. Suite de 8 pièces. — Vues de Chantilly, de Charenton, du pont et du château de Saijit-Cloud, cartouches d'ornements, pour le plan des Tuileries et du Louvre. En tout 34 dessins à la plume et à Taquarelle (Catalogue Paignon-Dijonval),
CHÉDEL (Quintin-Pierre), dessinateur et graveur, né en 1705 à Chàlons-sur-Marne, mort en 1762 à Paris.
Chédel a dessiné des fleurons pour V Abrège chronologique de l'Histoire de France du président Hénault. Paris, Prault, 1749.
CHEREAU. — CHEVAUX. 671
— In-4°.— La Colombiade, ou la Fol portée au nouveau monde, poëme par M™« Du Bocage. Paris, 1765. — In-8", figurer dessinées et gravées par Chédel. — 14 sujets pour VAncien TestameJit, sous le titre des Sept âges. — 42 pièces, sujets de Y Ancien et du Nouveau Testament. — 24 sujets sous le titre des Douze mois de VaJinée. — Les Six jours de la création, 6 pièces. — L'Enfant prodigue, 4 pièces. — Les Mystères de la religion, 6 pièces. — Suites de paysages, dévénements militaires, de fantaisies, etc. — Frontispices du Roman Bourgeois', des Œuvres de Tacite, de Tite-Live, d'Ovide, etc.
CHEREAU (François), dessinateur et graveui^. né à Blois en 1680, mort à Paris le lo a\Til 1729; élève de Gérard Audran.
Œuvres de Boileau. Genève, 1716. — 2 vol. in-4°, 6 figures dessinées par Chereau pour le Lidrin.
C HÉRON (Louis), dessinateur et graveur, né à Paris en 1660.
Œuvres de Racine. Londres, 1723. — 3 vol. in-4o, figures dessinées par Chéron.
CHER Y, dessinateur. Fin du xvni* siècle. Français.
Recherches sur les costumes et les théâtres de toutes les nations, avec des estampes en couleur, dessinées par Chéry et gravées par Alix, Paris, 1790. — 2 vol. in-4*'.
CHEVALIER (Jean-Alcxaudre), ingénieur et graveur à l'eau-forte, amateur.
Fables choisies d'Ésope, mises en chansons avec figures dessinées et gravées par M. Chevalier, à Samos, et se trouve à Paris chez Méquignon, 1780. — In-24, 60 vignettes à mi-pàge.
CHEVAUX (Henri), dessinateur, travaillait à Londres à la fin du xvuf siècle.
Chevaux a dessiné 4 petites figures pour les Romans et Contes
de Voltaire. Londres (Paris, C'azin), 1781. — 3 vol. in-18. — Pour la Vie de Marianne, par Marivaux. Londres, 1782. — 4 vol. in-18. — Frontispice des Saisons de Saiyit-Lambert. Londres, 1785. — In-18.
C H 0 1 S E U L- G 0 U F F I E R ( Marie - Ga})rie] - Florent- Auguste , comte de), né à Paris, diplomate et dessinateur, mort le 20 juin 1817. Il avait été reçu à titre d'associé-amateur à l'Académie royale de peinture .
Il a dessillé une partie des vues, figures et costumes tle son ouvrage, le Voyage pittoresque de la Grèce. Paris, 1782-1807. — 2 vol. in-fol.
Un certain nombre de ces dessins. — Chez M. le vicomte de JANZÉ.
CHRÉTIEN (Gilles-Louis), musicien de la chapelle du roi, de la chambre et des concerts de la reine, et dessinateur, né à Versailles en 1754, mort en 1811. Il avait inventé, en 1786, le PJnjsionotrace. Bien que la part du dessinateur soit assez mince dans les petits profils aux contours purs mais secs que l'on a obtenu par ce procédé, comme on peut les placer dans des livres, nous n'avons pas voulu le passer sous silence. Il gravait lui-même ses profils au lavis sur du fer-blanc avec beaucoup de finesse. Il avait pour collaborateur un nommé Quenedey.
CLAVAREAU (Auguste-François), dessinateur, travaillait à Paris au milieu du xvni'' siècle.
Il a dessiné des vignettes pour : les Œuvres de Saint-Marc. — In-12. — Le Sopha, par Crébillon fils. Pékin, 1749. — 2 vol. in-12. — Œuvres diverses de M. L. F. (Lefranc de Poinpignan).
CUVILLIEZ. — DANDRÉ-BARDON. 673
Paris, 1750. — In-12. — Œuvres de Vergier. Lausanne, 1750 — 2 vol. in-12 (le frontispice). — Le Cousin de Mahomet. Constantinople, 1781. — 2 vol. in-12. — Le Temple de Gnide. Paris, 1797. — In-S^, 3 figures.
CUVILLIEZ (François), architecte, dessinateur et graveur, né à Soissons en 1698, vint à Paris en 1714, et fut élève de l'architecte Robert de Cotte. Son maître le fit nommer architecte à la cour de Bavière en 172o. Il est mort en 1768. Son fils François, né à Munich en 1734, lui succéda dans ses charges. Il est mort dans la même ville en 1805.
Ils ont publié d'après leurs dessins des Suites de panneaux, commodes, pieds de table, serrureries, fontaines, portes^ plafonds, lambris, caprices, etc. — In-fol.
DAVID (François-Anne), graveur, né à Paris en 1741, mort en 1824 ; élève de Lebas.
Figures de l'Histoire de France. (Disc, préliminaire de l'abbé Guyot.) 1787-96. — 5 vol. in-4o, figures de David. — David, entre autres travaux, a gravé les Antiquités d'Herculanum.
DAMBRUN (Jean), graveur au burin et dessinateur, né à Paris en 1741.
On trouve dans l'œuvre de Dambrun, au cabinet des estampes, onze séries de 12 petites figures faites pour orner les almanachs, et qu'on peut lui attribuer. Ce sont des scènes parisiennes, de la rue, des marchés, du Palais-Royal , scènes du Mariage de Figaro, etc.
DANDRÉ-BARDON (Michel-François), peintre et dessinateur, né à Aix en 1700, mort en 1783 ; élève de J.-B. Yan Loo, professeur de l'Académie royale
de peinture, directeur perpétuel de l'Académie de Marseille.
Costumes des anciens peuples, à l'usage des artistes. Paris, Jombert, 1772. — 3 voL in-4.
« M. Dandré-Bardon, annonce le Mercure de France (1772), n'a « cessé de fouiller dans les monuments de l'antiquité, dans les « chefs-d'œuvre des grands maîtres, dans les volumes des écri- « vains accrédités, dans les cabinets des curieux et dans les por- « tefeuilles des savants. Il a tiré de ces fonds précieux et inépui- « sables un recueil d'environ 300 dessins, qui renferme ce qu'il y a « de plus connu dans les costumes dès anciens peuples. »
Les cahiers de 12 estampes, de format grand in-4», coûtaient 6 livres chaque; on souscrivait chez M. Cochin, aux galeries du Louvre, et chez le sieur Jombert.
DEBRIE (G.-F.-L.), dessinateur et graveur, élève de Bernard Picart, travaillait en Hollande dans la première moitié du xvni° siècle.
Œuvres de J.-B. Rousseau, 1729. — 3 vol. in-S». — Œuvres de Clément Marot, 1729. — In-8° (le frontispice). — Aventures de Télémaque, 1734. — In-4o. — Histoire des Incas, 1737. — 2 vol. in-4o, fig. dessinées par Debrie.
DELALONDE, dessinateur d'ornements, travaillait à la fin du xvnf siècle. Ses dessins sont parmi les types les plus accentués du style Louis XYI.
Cahiers de bordures, pieds de meubles, girandoles, trophées, feux, cartels, orfèvrerie, bijouterie, serrurerie, meubles, etc., publiés par Chéreau.
DELAMONGE ( Raimond-Ferdinand ) , peintre, architecte et dessinateur, né à Munich en 1678, mort à Lyon en 1753. Il reçut les premières leçons de son père, visita ensuite Paris, Rome, Marseille, oii il se maria et vint se fixer à Lyon en 1731. A Rome, Delamonce fut un de ceux qui négocièrent pour le régent duc d'Orléans, après que Crozat eut
DEMAR.NE. — DESPREZ. 675
donné son avis, Facquisition de la célèbre collection de tableaux de la reine Christine de Suède, collection qui appartenait alors au prince Odescalchi, duc de Bracciano. A Lyon, il s'occupa surtout de travaux d'architecture.
Voici les ouvrages oii Ton trouve des figures dessinées par Delamonce : l'Iliade, poëme. Paris, 1714. — In-8°. — Œuvres de Pope. Lausanne. — In-S®. — Essais sur l'histoire des sciences, des belles-lettres et des arts. Lyon, Duplain. — 4 vol. in-8°. — La Peifîture, poëme par Michel d'Avignon. Lyon et Paris, 1767. — In-8^
DEMARNE (Jean-Louis de Mariiette), né à Bruxelles le 28 avril 1754, peintre et dessinateur. Il était fils d'un officier d'infanterie au service de l'Autriche; il a peint de charmants paysages d'un ton argentin et fin, et a longtemps aussi été employé comme peintre à la manufacture de Sèvres ; mort le 24 mars 1829 à Batignolles.
Suite de 2my sages, animaux et scènes champêtres, 38 pièces dessinées et gravées par Demarne.
DESPREZ (Jean-Louis), peintre, architecte et décorateur, professeur de dessin à l'Ecole royale militaire, né à Lyon en 1740, mort à Stockholm en 1804; élève de François Blondel. Desprez est un des artistes qui voyagèrent en Italie aux frais de l'abbé de Saint-Non, pour y dessiner les vues de son ouvrage. A Rome, il fut remarqué de Gustave III, qui le nomma peintre et architecte de la cour de Suède. Lagrenée, directeur de l'Académie de France à Rome, écrivait de cette ville au comte
d'Angiviller : « Le roy de Suède, après avoir com- « mandé plusieurs tableaux au sieur Després, an- (( cien pensionnaire, cy devant architecte et actuel- « ment peintre , à qui vous avez eu la bonté de (( donner un logement d'externe dans l'Académie, « le roy de Suède lui a proposé de venir à Stock- « holm pour être à la tète de ses menus-plaisirs, (( genre dans lequel l'artiste excelle le plus. S. M. (( suédoise lui a fait offrir 4,000 livres de pension^ « le logement et ses ouvrages payés et le deffraye (( du voiage ; ce que le sieur Després a accepté (( toutefois en me priant de vouloir bien lui faire « obtenir votre agrément. »
Desprez a donné un certain nombre de dessins pour le Voyage ■pittoresque à Naples et en Sicile. Paris, 1781-1788. — 5 vol. in-fol. On y remarque deux vues de Xaples pendant la révolution de 1647 « qui sont composées avec une verve extraornaire ».
128 dessins de Desprez pour le même ouvrage, à la plume et à l'aquarelle. — Catalogue Paignon-Dijonval.
DESROGHERS (Étieime-Johandierj, dessinateur, graveur au burin et éditeur, né à Lyon en 1693, vint s'établir en 1723 à Paris, et y mourut le 8 mai
On lui doit le dessin et la gravure, remarquablement traités, d'une série de portraits de personnages français célèbres. Leblanc, dans le Manuel de V amateur d'estampes , eu mentionne 124.
DEVOSGES (François), né à Gray le 15 janvier 1732, d'un père sculpteur; mort à Dijon le 22 décembre 1811. A 18 ans, il perdit presque complètement
DEVOSGES. 677
la vue, et ce ne fut que beaucoup plus tard que, recouvrant Tusage d'un œil, il put continuer ses études artistiques et entrer dans l'atelier du peintre Deshayes. Remarqué par le marquis d'Argenson, celui-ci l'engagea à aller à Dijon composer, sous les yeux de son beau-père le président de la Marche, grand amateur de tableaux, les dessins d'un de ses ouvrages. Devosges se fixa dans cette ville et y fonda ^ avec ses modestes ressources, une école gratuite de dessin que le prince de Condé prit sous sa protection, et que les Etats de Bourgogne subventionnèrent. Cette Ecole a eu l'honneur de compter Prudhon parmi ses élèves. Devosges paraît avoir été choisi primitivement par Voltaire, avant que Gravelot en fut chargé définitivement, pour illustrer les Œuvres de Corneille^ édition faite, comme on sait, au bénéfice de l'arrière-petite-fiUe du grand écrivain. Peut-être aussi Devosges voulut-il ainsi concourir à la bonne action de Voltaire en offrant de faire les dessins gratuitement. Quoi qu'il en soit, voici deux lettres ayant trait à ces figures, et que nous trouvons dans sa Correspondance générale :
Juin 1761 : « Je prie M. Devosges d'être perce suadé de mon estime et de ma reconnaissance, u II a rectifié avec beaucoup de goût l'estampe « pitoyable qui était à la tête d^ Œdipe. Il pource rait dessiner et graver, s'il le veut bien, Sopho- (( nisbe à qui on présente la coupe de poison : « Pompée qui, dans Sertorius, brûle les [lettres.
« Don Sanche d'Aragon qu'on veut empêcher de « s'asseoir, Nicomède qui appaise une sédition , « OEdipe suivant le dessin ci-joint, la Toison d'or, (( un dragon et deux taureaux menaçants, Othon « qu'on proclame empereur, et Galba qu'on tue « dans un coin, Agésilas, Attila, Suréna, Pulché- « rie, Tite et Bérénice, supposé qu'on puisse desa siuer quelques moments heureux de ces pièces « malheureuses. »
1762 : « Je n'ai, monsieur, que des grâces à « vous rendre et des éloges à vous donner ; il est « vrai que quelques curieux murmurent de voir (( que les estampes ne sont pas d'une grandeur « uniforme, mais je ne hais pas cette variété et « j'aime mieux les grandes figures que les petites. « Ces objets de comparaison piqueront même la « curiosité des connaisseurs.
« Yous pouvez m'envoyer^ tous vos dessins, je « les ferai graver. Je vous enverrai les ébauches « sur lesquelles vous donnerez vos ordres. Je vous « prie de compter sur mon estime et ma recon- « naissance. J'ai l'honneur, etc. Voltaire. »
DUBERCELLE (F.), dessinateur et graveur au burin, travaillait à Paris dans la première moitié du xvnf siècle.
Histoire de Gil Blas de Santillane, par Lesage. Pîiri?, 1715- 1734. — 4 voL in-12, 33 figures dont 8 signées Dubercelle. — Le Diable boiteux. Paris, 1726. — 2 vol. in-12, 12 figures dessinées et gravées par le même.
DUBOURG (Louis -Fabrice), peintre, dessinateur et
DUBOURG. — DUGOURG. 679
graveur, né à Amsterdam en 1691, élève de Gérard de Lairesse, de J. van Huysum et de Bernard Picart, a dessiné tout à fait dans la manière de ce dernier maître. Il travaillait à Amsterdam, et a collaboré à beaucoup des grandes éditions sorties des presses de cette ville.
Les Aventures de Télémaque. Amsterdam, 1734. — In-4 et in-foL, figures. — Les Œuvres de Rabelais. Amsterdam, Bernard, 1741. — 3 vol. in-4.
3 dessins de Dubourg, à la sépia. — Vente Martin (1877). — 360 fr. — Chez M. le comte de XAUROY.
2 dessins pour le même ouvrage. — Chez M. le baron de MARES- COT.
Les Œuvres de Racine. Amsterdam, Bernard, 1743. — 3 vol.
in- 12. — Virgilii Maronis opéra. Amstelsedami, 1746. — 4 vol.
iu 4. — Œuvres de Scai^on. Amsterdam, 1752. — 7 vol. in-12.
Tous ces ouvrages contiennent des figures dessinées par Dubourg.
Histoire de Notre -Se igjieur Jésus-Christ. — In-4, demi-rel., recueil contenant 24 dessins originaux.
Vente Hochart (Lille, 1869).
Dessin d'un grand fleuron pour un titre d'ouvrage, à la sépia. — Chez M. FÉRAL.
DUFLOS jeune (Remi-Henri-Joseph) , graveur et dessinateur^ né à Lille en 17o0, mort en 1823.
Duflos a donné des dessins pour le Recueil d'estampes, représentant les grades, rangs et dignités suivant le costume de toutes les nations existantes. Paris, 1779. — In-foL, 264 planches.
DUGOURG (Jeaii-Démostliène), graveur sur bois et dessinateur, né à Paris (suivant Basan), et à Versailles (suivant Brulliot) en 1760; élève d'A. de Saint- Aubin.
Il paraît difficile, d'après cette date, que ce soit le même, à moins de reculer la date de sa naissance , qui ait dessiné les
5 figures de Beverlei, tragédie, imitée de l'anglais par Saurin.
Paris, 1771. — In-S».
Les 5 dessins originaux datés de 1769 ont passé à la vente Monmerqué (1851).
Lettres de Marion de Lorme. Londres, 1780. — Procès du prince de Chalais. Londres, 1781. — In-12.
Les portraits de Buckingham, Cinq-Mars, Marie de Gonzague, Talleyrand-Chalais.
4 dessins à l'encre de Chine. — In-8». — Vente Cape. — 40 fr.
Arabesques (1782), 6 pièces. — In-8°. — Jeux de cartes républicains. — Contes de la Fontaine. Paris, Didot, 1795. — In-12.
DURAND ( ), peintre, dessinateur et gra-
veur à r eau-forte, né à Paris en 1738 (suivant Le Blanc), dessinateur de Monsieur, frère du roi.
L'Amusement de la raison (pari l'abbé Seran de là Tour). Paris, Durand, 1747. — In-12 (le libraire et le dessinateur sontils une seule et même personne ?). — Phêedri fabulx. Parisiis, Barbou, 1754. — In-12, figures et vignettes de Durand.
Abrégé de la vie des plus fameux peintres, par Dezallier d'Argenville. Paris, De Bure, 1762. — 4 vol. in-8°. Un certain nombre des portraits sont signés Durand. M. Mahérault m'affirme que les dessins du Fond du sac (1780) sont de Durand.
DUTERTRE (André), dessinateur et graveur, professeur à l'Ecole gratuite de dessin ; élève de Vien et de Callet.
« M. Dutertre a surpassé tous les autres par « les "beaux dessins qu'il a faits d'après Léonard (( de Yinci, Raphaël et le Dominiquin. » (Lebreton, Rapport sur les Beaux-arts.)
Enrôlé comme dessinateur au moment de la campagne d'Egypte , il rapporta de ce voyage beaucoup de dessins et de portraits. A son retour il les grava, formant ainsi une suite de^i84 effigies
FAVRAY. — FICQUET. 681
des illustrations civiles et militaires de son époque. « Ces petits profils, dit Renouvier, qu'on retrouve « à deux états, esquissés seulement à Teau-forte (( ou terminés par des travaux de pointe plus ser- (( rés, sont faits avec beaucoup d'accent et même (( de naïveté. » Dutertre devint professeur de l'Ecole gratuite de dessin et maître de dessin des pages de LL. MM. Impériales.
Costumes pour le Journal des dames et des modes de La Mésangère. — In-8°. — Costumes et annales des grands théâtres de Paris, 1787. — In-B". — Le Quadragénaire , par Restif de la Bretonne. — Quelques figures de Dutertre. — Faublas, parLouvet de Couvray. Paris, 1796. — 4 vol. in^8°, 4 figures dessinées par Dutertre.
3 dessins originaux. —Chez M. E. PAILLET.
FAVRAY (le chevalier Antoine de), peintre, né à Bagnolet le 8 septembre 1706 (en 1710, dit Mariette), fut emmené à Rome par son professeur François de Troy. Il fit la connaissance de chevaliers de Malte qui rengagèrent à passer dans cette île, où il fut créé chevalier de l'ordre. Il séjourna aussi à Constantinople , fut reçu de l'Académie en 1762, et mourut à Malte en 1791.
De Favray a dessiné quelques^ figures pour le Voyage littéraire de la Grèce, par Guys. Paris, 1783 — 4 vol. in-8°. Suite d'Attitudes de militaires.
Les dessins originaux à l'encre de Chine. — Chez M. AUDOUIX.
FICQUET (Etienne), graveur au burin et dessinateur, né à Paris en 1731, mort le 21 novembre 1794 ; élève de Schmidt et de Lebas.
Les graveurs de petits portraits ont presque
toujours fait au préalable un dessin de la peinture représentant le personnage dont ils avaient à reproduire les traits. Ficquet pourtant est un de ceux qui, avec une sûreté de main incomparable, esquissaient directement sur le cuivre leur sujet. Aussi ses dessins sont-ils introuvables. Quoi qu'il en soit, comme nous ne nous occupons ici que des graveurs de petits portraits qui ont dessiné directement d'après nature ou d'imagination , mais sans le secours de peintures, nous ne mentionnerons que ceux dont l'indication ad vivum est assez claire, ou que nous pensons dessinés ainsi.
Nous ne trouvons guère dans ces conditions à citer pour Ficquet que le portrait à'Eisen pour les Contes de la Fontaine (1762), et celui du libraire Saugrain. — Le portrait du miniaturiste Arlaud a été également dessiné par lui. Ficquet a collaboré à la suite de Portraits d'Odieuvrc et à celle insérée dans YHistoire des Peintres flamands et hollandais de Descamps.
FLAXMAN, dessinateur et graveur anglais.
The Iliad and Odyssey of Homer engraved by Piroli from Flaxman. London, 1795. — In-fol. — Compositions of Flaxman for the Tragédies of Eschylus engraved by Piroli. London, 1795. — In-foL
FLOU EST, dessinateur français, travaillait à Paris à la fin du xvni^ siècle.
Florian {Fables de). Paris, 1792. — Galatée. Paris, 1795. In-18. — Flouest a dessiné la scène du Serment du Jeu de