‹ Les dessinateurs d'illustrations au dix-huitième siècleChapitre 37 sur 60 · GOIS · texte numérisé non relu

GOIS

et s'y fixa. Il composa un opéra sui' la ballade de Burger, Leonardo et Blandine^ et composa sur les mouvements et l'expression des passions 160 dessins, série dont voici le titre exact : Essai d'une suite nombreuse d'esquisses sur le caractère des passions.

160 pièces, dessinées et gravées à Teau-forte par J.-F. de Goetz. Augsbourg, 1784. — In-4°. — Caractères et forrnes humaines, 64 pièces. — Exercices d'imaginatioii de différents caractères et forynes hwnaines. Augsbourg, i78o. — In-4o, 100 figures dessinées par de Goetz. — Les Parties du monde, représentées en figures symboliques de femmes.

4 dessins à la pien-e noire. — (Catalogue Paignon-Dijonval).

GOIS (Étienne-Pierre-Adiien), sculpteur et dessinateur, né à Paris le 4 février 1731 , premier prix de sculpture en 17o7, académicien du 23 fé\Tier 1770, mort le 3 février 1823 ; élève de Jeaurat et ensuite de Michel-Ange Slodtz. « Les dessins de Gois lace vés au bistre et à l'encre de Chine sont sublimes, « tout à fait dans le goût des grands maîtres. Rien (( de maniéré, de petit ni de moderne, soit pour (' la composition, soit pour les caractères, soit « pour la touche. Il n'y a rien de fini, ce sont des «jets de tête, mais beaux, mais grands, mais « neufs et d'un pittoresque ! Un homme qui sent (c ne passe pas là-devant sans être tiré par la « manche. Cet artiste a de Tidée. » (Diderot, Salon de 1767.)

Gois a dessiné une figure pour les Métamorphoses d'Ovide (1767), et donné les dessins du Panthéo7i, de Sylvain Maréchal, ou les Figures de la Fable. Paris, 1789. — In-8.

GRASSET SAINT-SAUVEUR, consul au Caire, dessinateur et écrivain. Il a raconté des aventures d'Orient, où le roman tient plus de place que la réalité, telles que les Amours du -comte de Bonneval (1796) et le Sérail (1796). Ces ouvrages contiennent des figures à l'aqua-tinta non signées qui pourraient bien être de lui.

Grasset de Saint-Sauveur, qui, sans doute, avait, par sa carrière, beaucoup voyagé,- a donné les dessins de séries de costumes : Costumes civils de- tous les peuples du monde. — Encyclopédie des Voyages. Paris, 1795. — 5 voL in-4°. — 432 pL — Costumes des représejitants du peiqjle... dont les dessins ont été confiés au citoyen Grasset de Saint-Sauveur. Paris, Leroy, an IV (1796). — Grand in-8. — Tableaux des anciens Grecs et Romains. Paris, an IV. — 2 vol. in-4.

GRATELOUP (Jean-Baptiste de), dessinateur et graveur, amateur, né à Dax le 25 février 1735, mort en 1815. — Bien que Grateloup n'ait été en fait de dessins de portraits qu'un copiste, et que chacune de ses rares pièces ait été exécutée d'après une peinture, cependant il a mis une telle personnalité dans ses microscopiques portraits, qu'il se les est, pour ainsi dire, appropriés, et nous avons cru devoir, à ce titre, mentionner ses œuvres. A 35 ans, atteint de la cataracte, il fut forcé de renoncer à la gravure.

Portraits en manière noire de Bossuet (en buste). — Bossuet (vu jusqu'aux genoux). — Cornélie (M^''^ Lecouvreur dans le rôle de). — Descartes. — Bryden. — Fénelon. — Montesquieu. — Polignac. — J.-B. Rousseau.

GUÉRIN (C.-Jeaii), peintre de portraits en miniature

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et dessinateur, né en .... , mort à Obernay le 30 octobre 1836. Nous pensons que c'est du même artiste que parle Diderot dans son Salon de 1767 : (( Plusieurs miniatures. — Peu de chose, jolies ima- « ges bien précieuses, jolis dessus de tabatières ; (( trop bien pour l'hôtel Jaback, pas assez bien « pour l'Académie. Le premier coup d'œil vous en « plaît, mais entrez dans les détails; il n'y a plus (( ni finesse, ni pureté, ni correction; vous prenez « Guérin par l'oreille, vous le mettez à genoux et « vous lui faites faire amende honorable à de « grands maîtres si maltraités. »

Guérin eut occasion, comme garde national, de rendre de grands services à la famille royale en la protégeant contre la populace le 20 juin 1792. Obligé de quitter Paris après le 10 août, il se réfugia en Alsace, à Obernai, dans la famille des imprimeurs Levrault, avec laquelle il était et resta lié d'amitié.

Guérin avait commencé en 1789 une suite de Portraits des députés de l'Assemblée nationale. Une vingtaine seulement a été gravée en manière noire par Fiesinger. — Il avait aussi commencé une série de Portraits des géjiérav.x de la République. — L'Homme des champs, ou les Géorgiques françaises, par Delille. Strasbourg, Levrault, 1802. — lu-i^, jolies figures dessinées et gravées par Guérin.

Un exemplaire imprimé sur vélin, contenant les dessins originaux. — A la BIBLIOTHÈQUE NATIONALE.

GWYN, dessinateur anglais.

L'École des armes, avec l'explication des principales attitudes et positions concernant l'escrime, par M. Angelo. Londres, Dodsley. Pall-Mall, 1763. — In-4° oblong, belles figures de Gwyn, gravées par Hall.

690 LES DESSINATEURS D'ILLl STHATIONS.

HALLE (Noël), peintre et dessinateur, né à Paris le 2 septembre 1711, mort, même ville, le 5 juin 1781.

Histoire de la Ville de Paris, par Félibien. Paris 1725.— 5 vol. in-fol., frontisp. et vignettes. — Mœurs et usages des Twcs, par Guer. Paris, Coustelier, 1746. — In-4, 28 figures et 20 fleurons dessinés par Halle et Boucher. — Œuvres de Rémond de Saint- Mard. Amsterdam, 1749. — 5 vol. in-12, frontisp. et vignettes.

HAMILTON, peintre et dessinateur anglais.

The SeasonSy by James Thompson, illustrated,with engravings by Bartolozzi. London, 1797. — In-fol. — Ces belles figures, qui ont un caractère bien anglais et n'en sont pas moins charmantes, ont été gravées par Bartolozzi diaprés les peintures de Hamilton.

HARREWYN (Franz), dessinateur et graveur à Teauforte, né à Bruxelles en 1680; élève de Romeyn de Hooghe.

Œuvres de Molière. Bruxelles, de Backer, 1694. — 4 vol. in-12, fig. — La Vie et les Aventures de Lazarille de Tormes, par Hurtado de Mendoza. Brusselles, 1701. — 2 vol. in-12. — Contes de la reine de Navarre. Amsterdam, 1708. — 2 vol. in-12. — Histoire de Guzman d'Alfarache, par Lesage. Paris, 1734. — 3 vol. in-12, un frontispice et 12 figures.

HELMAN (Isidore-Stanislas), graveur, dessinateur et éditeur d'estampes, né à Lille en 1743, mort en 1803; élève de Philippe Lebas.

Excellent graveur, nous ne le mentionnons ici que parce qu'il a interprété, en les réduisant, les sujets déjà gravés par Lebas, Masquelier, etc., sous la direction de Cochin, des Faits mémorables des empereurs de la Chine, édition ornée de 24 estampes. A Paris, chez l'auteur, 1788. — In-4o. —Abrégé historique des principaux traits de la vie de Confucius, 1788. — In-4°.

Les dessins de ces ouvrages étaient exécutés par les Pères jésuites missionnaires. — Ces dessins se trouvaient k l'époque dans le cabinet de M. Bertin, ministre de la marine.

HEVRHK.NS. — UOLEL. (i9i

HERREY.NS ^(iuiilauiiu'-Jacques), dessinateur, né à Anvers en 1743, mort en 1827.

Description de la cavalcade à l'occasion du Jubilé de saint Bombant, évéque et patron de la ville de Malines, les 26 et ■21 juin, 3 et 10 juillet 1773. Malines. — In-fol.

HILAIR Jean-Baptiste;, peintre de paysages et dessinateur; élève de Leprince. Ses dessins de costumes, très-bien exécutés, sont généralement à la plume, légèrement lavée d'aquarelle; Hilair est un des artistes emmenés en Grèce et à Constantinople par M. de Choiseul-Gouffier.

Hilair a dessiné une grande partie des vues du Voyage pittoresque de la Grèce, par le comte de Choiseul. Paris, 1782-1807. — 2 vol. in-fol.

Un grand nombre des dessins du 2' volume. — Chez M. le VICOMTE DE JANZÉ.

H QUEL (Jean-Pierre-Louis-Laurent), peintre paysagiste et dessinateur, né à Rouen en 173o, mort le 14 novembre 1813; élève de Descamps, de Casanova et de Lemire. Houël, qui donnait de grandes espérances, fut accueilli à Paris par Blondel d'Azincourt. Le duc de Choiseul le fit venir à Chanteloup pour y peindre des vues de ce château. Ainsi recommandé, il obtint un logement à l'Académie de France à Rome. Il était aussi le protégé de Watelet ; ce dernier, qui lui avait fait obtenir des subsides pour lui permettre de faire le voyage d'Italie, écrivait à ce sujet la lettre suivante : « Je te prie. « mon cher ami, de penser à m'envoyer ces jours- '( ci l'ordonnance que tu destines à M. Houël et

« les lettres de recommandation que tu dois dece mander pour lui à M. de Yergennes. Je compte (( qu'il partira vers le 18 de ce mois pour se rendre « directement à Naples. Il a loué un appartement (( sous la condition d'en sortir le 15 ou le 18 au « plus tard, tu vois qu'il n'y a pas de temps à « perdre. Je t'embrasse de tout mon cœur, mon « cher ami, c'est-à-dire comme je t'aime. Adieu « jusqu'au mardi-gras, car la meunière * compte (( bien sur toi. Ce dimanche, 11 février 1776 \ » Au bas se trouve cette note : Le 14 dud. il a été remis à M. Watelet, auteur de cette lettre, une ordonnance de 2,400 livres au profit du sieur Houël, à raison du voyage qu'il va faire en Sicile. Le même jour il avait écrit à M. de Yergennes pour en obtenir passe-port et recommandation à Naples. M. de Yergennes y a satisfait le 16; le tout a été remis à M. \Yatelet-Cuvillier ^

1 ]\j;mc Lecomte, qui habitait avec Watelet le Moulin-Joli.

2 Cette lettre fait partie de la belle collection d'autographes de M. le marquis de Fiers, et nous a été gracieusement communiquée par son propriétaire.

^ Voici une autre lettre inédite qui se rapporte au retour de Houël en France.

Lettre de Houël à M. Pierre, de Marseille, le i3 aoust 1779. A Monsieur Pierre, Pour revenir en France j'ay pris la voye de l'Italie afin de m'assurer la conservation de mes ouvrages en ne les exposant pas aux malheureux hazards de la mer, qui dans ces moments-ci est trèsorageuse ; ce moyen, en favorisant mes tableaux, a fait expirer ma fortune en arrivant à Marseille où j'ay été obligé d'avoir recours à la bourse de mes amis pour payer les derniers frais du voyage.

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