HUOT
« unique et merveilleux ! avec des ciseaux et un (( morceau de vélin, il savait créer des tableaux (( dont les sujets charmaient les connaisseurs, et « dont l'exécution étonnait les artistes. Il existe (( de lui des découpures, surtout en Angleterre, « qu'on montrera comme des reliques quand il « ne sera plus. Pour les petites choses, il les exé- (( cutait avec une facilité prodigieuse. Il avait, par « exemple , une si grande habitude de faire des « Voltaire^ qu'il les découpait avec les mains der- (( rière le dos ; ou bien il se passait des ciseaux, (( et en déchirant une carte en différens sens, il « vous présentait l'image du patriarche de Ferney. (( Une autre fois, il prenait de la mie de pain, et la « présentant à son chien en différents sens, il se « servait de sa gueule pour vous faire un portrait (( du patriarche. Il était avec cela inépuisable en « inventions de sujets nouveaux. On en connaît « un grand nombre de très-piquants. »
Tableaux topographiques de la Suisse, par le baron de Zurlauben. Paris, 1780-88. — 5 vol. in-fol. — Nombre de portraits dessinés par Huber. — Six dessins non gravés pour les Contes des fées, de Perrault, dans un exemplaire de Tédition de Paris, Lamy, 1781. — In-i2.
Vente Renouard. — 275 fr.
Cent cinquante et un dessins pour les Fables de la Fontaine. — Cinquante-cinq portraits différents de Voltaire. Vente Renouard. — (Sans prix.)
HUOT, dessinateur.
Clarisse Harloire, par Richardson. Genève, 1785. — 14 vol. in-18, mar. v., tr. d.
Un exemplaire avec les dessins à la sépia, de Huot. — Chez MM. MORGAND et FATOUT. libraires.
HUQUIER (Gabriel), dessinateur, graveur et éditeur d'estampes, né à Orléans en 169o, mort à Paris le 11 juin 1772. Il avait une belle collection d'estampes et de dessins très-accessible aux artistes et aux amateurs.
Huquier a publié, d'après ses dessins, des livres de serrurerie, de grilles, de pointes, de décorations d'églises , de trophées, de fleurs chinoises. — Il a beaucoup gravé d'après Watteau, Oppenord et Lajoue, et a édité un nombre considérable d'estampes dans le courant du siècle dernier.
INGOUF le jeune (François-Robert), né à Paris en 1747, mort à Paris le 18 juin 1812 ; élève de Flipart, et son ami intime.
On trouve dans l'œuvre d'Ingouf quelques vignettes dessinées par lui, pour les Œuvres de M^^ Du Bocage, in-8° ; — le frontispice d'un Office de la Vierge, in-12 ; — celui du Pouillé historique du diocèse de Paris (1767), in-fol. — quelques ex-Lihris (Yintimille, Chevalier d'Autun), des planches pour une Histoire naturelle; — les portraits dessinés et gravés par lui, de son maître Jean-Jacqiies Flipart, in-4° , de Charles IX, Mathurin Régnier, Maynard, Néricault-DestoncheSj Moncrif, et ceux de Michel Leclerc en vielleur, et Ch. Minard en chiffonnier, jouant du violon.
J EAU RAT (Edme), graveur au burin et dessinateur, né à Paris vers 1688', mort en 1738.
La Ligue, par Voltaire (premier titre de la Henriade), 2 pièces. — Les costumes du Sacre de Louis XV, 2 pièces. — Le portrait de Sébastien Leclerc, dessiné et gravé par lui.
JOLLAIN (Nicolas-René), peintre et dessinateur, né à Paris, reçu de l'Académie do peinture le 31 juillet
Mémoires Turcs (par Godard d'Aucourt). Amsterdam (Paris\ 1776. — 2 vol. in-12, 4 figures dessinées par Jollain.