‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 100 sur 842 · Vienne, 14 septembre» 1814. (F. 1 3630, ad · texte numérisé non relu

Vienne, 14 septembre» 1814. (F. 1 3630, ad

BARON BRAUN à L... (à Darmstadt) {intercepta en français).

Le roi de Danemark et le grand-duc de Bade. La préparation du Congrès. Sa durée probable. La Constitution et le partage des territoires en Allemagne. Le roi de Saxe et les Légations. L'archiduchesse Léopoldine.

1. Colloredo (Joseph, comte de) (1735-1818), le plus vieux des trois Collorcdo, feld-maréchal depuis 1789, ministre d'Etat (1805), ministre de la Guerre (1809-1814).

2. Pfleger (Antoine von) faisait déjà partie du Conseil d'Etat depuis 1806. Il était avec le fameux von Baldacci et le directeur du cabinet Neubei'g, un d« ceux qui jouissaient de la faveur particulière de l'Empereur.

Je ne sais pas encore quand le roi de Danemark (1) arrivera a la Burg. La Cour de Bade s'était flattée d'y trouver place ; mais je ne pense pas que cela puisse se réaliser, parce que les distinctions accordées au Roi seront très marquées, ce qui rendra la situation du grand-duc de Bade très délicate.

On ne parle pas encore des Conférences préparatoires, mais il est hors de doute que le Congrès trouvera déjà bien des choses faites et je sais de source sûre que le Prince de Metternich a laissé entrevoir que tout jjourrait être terminé en quatre semaines.

On répète encore que, durant la tenue du Congrès, on fixera l'article qui se rapporte au partage des pays conquis en Allemagne et de quelques échanges qui pourraient venir à la suite de cette distribution, mais que le sort de l'Allemagne, sous tous les autres rapports, sera remis à un Congrès à tenir l'année suivante. Je ne sais encore rien de précis des démarches des Princes et Comtes Médiatisés ; mais en revanche, que l'Ordre Teutonique et l'Ordre de Malte travaillent sans relâche et qu'on est parvenu à se procurer de la Cour de Munich des déclarations qui leur sont favorables et pourraient bien entraîner les autres Cours dans des sentiments semblables.

On a offert à nouveau les Trois Légations au roi de Saxe qui refuse toujours de les accepter. On ne doute plus du partage de ses Etats. Cela contraste singulièrement avec tant de beaux traités qui ont marqué dans l'histoire de l'an dernier. Espérons que le Mecklembourg n'aura pas le sort de la Saxe.

On parle d'un mariage du roi d'Espagne avec l'archiduchesse Léopoldine (2).

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