‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 152 sur 842 · Vienne, 27 septembre 1814 (F. 1. 3728 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 27 septembre 1814 (F. 1. 3728 ad

HAGER au PRINCE DE TRAUTTMANSDORFF

Redsons pour lesquelles il serait fort utile de pouvoir employer les gens de service de la Burg à la surveillance des souverains et de leur suite.

La police n'ayant pas le droit de pénétrer dans Fintérieur

de la Burg et comme d'autre part, les portes d'entrée et de

jisortiey sont si nombreuses qu'il est presque impossible d'exer-

Icer de la rue une surveillance quelque peu utile, je ne pourrai

Iremplir la mission qui m'est confiée que si l'on se décide à

|affecter à ce service de surveillance la domesticité du palais

attachée aux souverains étrangers et à leurs suites logées au

Palais ainsi que le personnel des écuries. C'est ce que j'ai

déjà essayé de faire à l'aide d'un fourrier de la Chambre

{Kammerf ourler) ; mais les valets de chambre et les huissiers

ont fait échec aux dispositions que j'avais prisés et ont trouvé

moyen d'écarter les sept hommes, que la police avait mises à

la disposition du Kammer fourrer pour accompagner les aides

de camp et les personnages de la suite des souverains et rendre compte de leurs faits et gestes.

J'ai donc l'honneur de vous prier de donner au personnel de service de la Burg l'ordre de rendre journellement compte des sorties de ces personnages, des endroits où ils se rendent et des personnes,'autres que celles attachées à leurs personnes, qu'ils reçoivent.

Cette mesure est d'autant plus indispensable que, par exemple, l'Empereur Alexandre a déjà renoncé à faire usage des personnages qui avaient été désignés pour assurer le service d'honneur auprès de lui. Je ne renonce pas pour cela à me . servir d^eux dans la limite du service qu'ils feront encore au- ij près de ces princes et de mes relations d'amitié avec eux et je me propose de recourir entre autres, au concours du feld-maréchal lieutenant comte Hardegg (1) qu'on a attaché à la personne de l'Empereur Alexandre.

SIBER à HAGER (en français).

Surveillance des étrangers à Taide de bureaux d'écriture (écrivains publics) f créés par la police.

Afin de connaître dans le grand nombre des étrangers ceux qui sont venus sans titre pour s'y immiscer, on devrait créer sous la surveillance de la police des bureaux d'écriture pour la commodité des étrangers, comme il en existe à Paris et qui ont leurs échoppes près des places publiques. On n'autorisera que l'ouverture de ceux de ces bureaux qui seront dirigés par des affîdés lesquels ne pourront prendre pour écrivains subalternes que des copistes agréés par la police.

Siber propose comme chef d'un de ces bureaux un Russe, nommé Leimann qui parle et écrit très bien l'allemand et le français, assez bien l'anglais et l'italien et donne d'autres

1. Le feld-maréchal lieutenant comte Ignace Hardegg avait été dési| pour faire fonction de grand-maître de la Cour auprès d'Alexandre I disposition duquel on mettait en outre comme officiers d'ordonnances major comte Clam, du Régiment des uhlans Schvvarzenberg et le capital de cavalerie comte Ladislas Wrbna.

Hardegg-Glatz Jean-Ignace comte) (1772-1848) sous-lieutenant (1789), lieu.-

tails sur le personnel à attacher à ce ou à ces bureaux d'écriture qui fourniront de précieux renseignements à la police.

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