Hebenstreit, écrivain
Le comte Charles de Rechberg, arrivé hier avec le roi de 3avière,est le frère du ministre de Bavière, un économiste disingué, l'auteur d'un livre sur Les peuples de l'Empire Russe. \vant la guerre qui vient de finir, il était un champion ardent ie la cause de l'Allemagne et animé des mêmes sentiments |ue le prince royal de Bavière dont il est le confident. Je me Momets les meilleurs résultats de sa présence ici.
Le célèbre Cotta, de Tûbingen, essayera pendant le Congrès l'obtenir de l'Autriche la reconnaissance du droit de propriété ittéraire. Il est riche et a des relations aussi étendues que puissantes. Elles embrassent tout le monde des cours de Bavière ;t de Wurtemberg et pourront m'étre d'une grande utilité, )ourvu qu'on m'autorise à accepter le poste de correspondant le Y Allgemeine Zeitung, qu'il vient de m'offrir. Comme Cotta îompte rester six mois ici, j'aurai ainsi la possibilité de surveiller grâce à lui le Wurtemberg et d'être tenu au courant le tout ce qui s'y passera d'intéressant.
|!202. Vienne, 29 septembre 1814 (F. 1. 3894 ad 3565).
HOPFEN à HAGER.
lapport fourni par le professeur de français Méline (Agent au service de Hopfen),sur le prince Régent, Murât, Bernadette, le roi de Bavière.
« En donnant hier matin ma leçon à M. Hafner, anglais, je iii demandai pourquoi son Prince Régent ne venait pas à Vienne omme les autres monarques. Il me répondit que les lois de 1 Nation ne le permettaient pas et que d'ailleurs il était bien ise qu'il ne fût pas ici. Ensuite nous entrâmes dans le disours sur Murât et pourquoi il ne venait pas à Vienne. Il me it : « Oh ! pour celui-ci, son compte est déjà fait et il n'est as nécessaire qu'il se fasse voir. »
Etant allé dans une boutique, j'entrai en conversation avec n maître d'hôtel flamand et nous parlâmes de bien des choses t entre autres, je lui demandai s'il ne savait pas l'arrivée de •ernadotte. Il me répondit qu'il ne venait plus et que cela avait ausé bien de la peine à ses anciens amis. Je lui dis alors :
Est-ce qu'il en a encore à Vienne, des amis ?» Il me réponit : «Oh! oui, l'autre jour, à la même table où nous sommes,
il y avait quatre Français qui en parlaient avec bien d'attention, ne sachant pas que je parlais le français comme eux, et ils s'en contaient de grandes choses, ce qui me fît croire que c'étaient encore des amis de Bernadotte. Je ne leur dis rien, car je ne veux faire de mal à personne. »
Je lui demandai s'il ne les connaissait pas et il me répondit que non.
Me trouvant hier au soir en compagnie de personnages de distinction, je fis tomber le discours sur le roi de Bavière, et un d'entre eux me dit qu'il avait l'air d'un boucher. En note de la main de Hager.
Prière de tâcher de trouver ces Français et de faire leur connaissance.