‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 200 sur 842 · Vienne, 30 septembre 1814 (F. 1. 3395 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 30 septembre 1814 (F. 1. 3395 ad

e e à IIAGER.

Les craintes des missions de Wurtemberg, de Bade et de Bavière. La chute du roi de Saxe paraît décidée. Un mot de Thujçut. Appréciations sur les conséquences des agrandissements supposés de l'Autriche. Le projet prussien de constitution allemande.

Les légations de Wurtemberg, de Bade et de Bavière au Congrès semblent consternées par le bruit qui court et aux termes duquel l'Autriche recevrait des territoires sur le Haut- Rhin et par cela même la direction du cercle du Haut-Rhin. Les diplomates disent : « Fort bien ; mais alors, où trouverons les territoires qui nous indemniseront des dépenses que nous a causées la guerre, une compensation à la perte de Montbéliard que le traité de Paris nous a forcés à céder à la France ? » Et ils ajoutent : « L'Autriche, par la possession de territoires sur le Haut-Rhin et en sa qualité de directeur du cercle du Haut-Rhin, va exercer une influence énorme sur la Suisse, la Souabe et la Bavière. »

Le comte Louis Schônfeld (1) m*a dit hier : « H faut abandonner tout espoir de voir l'ancienne dynastie conserver la Saxe. »

Le baron Stein a dit à beaucoup de gens : « La Saxe va avoir de nouveaux maîtres. La Prusse se propose du reste de partager l'Allemagne en sept cercles. C'est donc la fin de la dynastie saxonne. Il faut, pour indemniser la Russie des frais de la guerre, qu'on lui cède la Pologne prussienne, et la Prusse ne peut recevoir d'autre indemnité que la Saxe. Le sort de la Saxe est donc décidé. »

Le baron Thugut a dit de son côté : « C'est le premier partage de l'Allemagne, le second suivra dans deux ans et il n'en sera que mieux. »

On dit encore, à propos des agrandissements de l'Autriche sur le Haut-Rhin qu'on lui accordera Bâle, Constance, Stockach, le Brisgau, etc., etc., pour compenser la cession qu'elle fait des anciennes légations pontificales au roi d'Etrurie.

Le baron Puffendorf, chez lequel les Médiatisés tiennent leurs

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