Vienne, 5 octobre 1814 (F. 1. 4111 ad
SCHMIDT à HAGER
Les relations d'un de ses agents avec Czartoryski et Zerboni di Sposetti. Le secrétaire de Rechberg. Les ambassades de irance et d'Angleterre.
L'agent H... m'adresse le rapport que voici : « Après nombre de tentatives infructueuses, j'ai enfin réussi grâce au comte de Rechberg à causer avec Czartoryski. Nous avons d'abord parlé des familles polonaises Zboïnsky, Suminsky, OsnialowskijMioduski, etc., etc., que j'avais connues lors d'un voyage que je fis en Pologne et dont les membres avaient pris une part plus ou moins active à l'insurrection de 1806-1807. J'en suis venu ensuite à parler du statut actuel et passé de la Pologne et j'ai pu, une fois de plus, constater que tous les nobles Polonais n'ont qu'un seul et même désir, celui de voir renaître la Pologne sous un souverain quel qu'il soit.
« Afin de mieux me renseigner sur les vues de la Russie sur la Pologne et sur la nature des rapports entre les cours de Berlin et de Pétersbourg, j'ai pu, avec l'aide du Compositeur de Musique grand ducal Meyerbeer faire à l'instant même la connaissance du conseiller aulique prussien Zerboni di Sposetti.
« Le chambellan bavarois, comte Charles de Rechberg, m'a promis hier d'employer dans la chancellerie de son frère, le ministre, mon copiste (secrétaire), un certain Egler. Cet homme m'est tout dévoué et nous rendra de bons services. »
Après avoir rendu compte des mesures qu'il a prises pour assurer la surveiOance des ambassades de France et d'Angleterre, il ajoute en terminant : « On est en général assez mal disposé à l'égard du roi de Wurtemberg. Le public n'a pas encore oublié qu'il est entré dans notre ville le chapeau sur Ja tête et sans se découvrir.
« Les rois de Prusse et de Danemark ont beaucoup de succès.
« Les ambassades de France et d'Angleterre ont l'œil ouvert et prennent toutes sortes de précautions. »