‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 292 sur 842 · Vienne, 9 octobre 1814 (F. 2.4188 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 9 octobre 1814 (F. 2.4188 ad

Rapport à HAGER (en français).

Ce que le général Schœler sait et dit à propos de la Pologne.

J'ai cherché à apprendre par le général Schôeler quelles étaient les instructions de son gouvernement sur la question de la Pologne. Il m'a assuré qu'on lui avait demandé son avis sur cet objet et que, considérant l'impossibilité absolue où se trouvait son gouvernement de soutenir des opérations par la force, il avait cru que temporiser pour le moment était ce qu'il y avait de plus convenable. Voici les raisons par lesquelles il appuie son opinion : « La Russie est préparée, elle peut agir de suite, elle a l'inappréciable avantage de la possession ; les Polonais sont gagnés dans ce moment et feraient les plus grands sacrifices pour une cause qu'ils regarderaient comme la leur. » De l'autre côté, l'Autriche a une partie considérable de ses forces militaires en Italie ; la guerre entraînerait des troubles dans sa GaIicie.Nousautres,nous ne sommes nullement préparés ; notre armée est sur le Rhin. Danzig, que nous occupons conjointement avec 1.000 Russes, n'est pas ravitaillée, enfin plus que tout cela, la répugnance qu'aurait le roi, même malgré sa conviction, pour toute démarche contre l'Empereur.

En temporisant on gagne le temps nécessaire pour donner à l'Allemagne une forme stable et conforme au bien général et à la sûreté. Vous organiserez vos provinces italiennes; les Polonais, dont l'Empereur Alexandre n'aura garde de rétablir le royaume, seront foulés par les employés russes, mécontents de la situation et prêts à se jeter dans les bras de celui qui voudra être leur libérateur.

« Il est fâcheux à la vérité, ajoute-t-il, que cette situati force le roi à paraître vouloir s'agrandir en gardant la Sa mais pourquoi ne nous rend-on pas Anspach et Bareuth ? »

Lui ayant parlé de la part que M. de Stein, tout dévoué à

Russie prend à l'organisation de l'Allemagne, le général m'a assuré que Stein avait éprouvé récemment des désagréments qui pourraient bien avoir changé ses affections ( l).

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