‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 294 sur 842 · Rien ne paraît justifier cette dernière assertion · texte numérisé non relu

Rien ne paraît justifier cette dernière assertion

2. Starhemberg (Louis, prince), ambassadeur d'Autriche à Londres, poste li'il dut quitter lors du rapprochement de Napoléon et de l'Autriche. Très lai disposé pour Metternich qui trouva inutile de lui offrir un poste lors de

(fentrée de l'Autriche dans la coalition.

3. Aloïs, prince de Kaunitz-Rictberg (1774-1848), diplomate autrichien, le ernier de sa maison.

4. Frédéric-Charles, prince de Fiirstenberg (1774-1856), marié en mai 1801 à i princesse Thérèse de Schwarzenberg.

lui pardonner, ce que je ne peux admettre ce sont les Binder, les Paul Esterhazy et C'« avec lesquels il s'enferme et qui sont ses confidents. » Tel est le discours que m'a tenu le prince Starhemberg.

Le baron Spàt (1) a dit hier : « Le prince Antoine de Saxe et l'Archiduchesse sa femme, m'ont dit eux-mêmes à Schoenbrunn : « La Saxe est perdue pour nous. Nous n'y rentrerons plus. »

Le comte de la Tour du Pin m'a introduit hier chez Talleyrand. Cette maison est peut-être la plus intéressante de toutes pour l'observateur. Mais c'est en même temps le refugium peccatormn. C'est là que les deux princes de Coburg (2), le cardinal Consalvi et le nonce Severoli font une cour assidue au maître de la maison qui daigne à peine les regarder. Schulenburg, Saint-Marsan, Castelalfer, Salmour, le comte Marschall (3), le commandeur Ruffo, le baron Vrintz, tous les émigrés viennent y rapporter tout ce qu'ils savent, tout ce qu'ils ont vu ou pu apprendre.

Voici ce qui m'a frappé le plus dans la conversation de la Tour de Pin qui ne répète que ce que Talleyranda jugé à propos de lui confier : « 1° Qu'une capitale ne saurait être le siège d'un Congrès ; 2" Qu'il n'y a jamais eu de Congrès sans médiateur depuis Munster et Osnabruck jusqu'à Teschen ; 3° Qu'aujourd'hui un médiateur serait plus nécessaire que jamais ; 4' Qu'il n'y a que la France qui fût à même d'être médiateur, parce que c'est la seule puissance qui ne demande rien; 5° Que le présent Congrès n'aura aucun résultat et qu'il semble probable qu'on ne pourra s'entendre sur rien.

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