L'article II séparé du traité de Paris
prendre sur la Savoie l'extension de territoire qu'on voulait': lui accorder.
J'eus lieu de m'apercevoir par tout le discours de lord Gastlereagh, que le Ministère anglais aurait été bien aise que Sa Majesté pût, par le moyen d'une négociation directe avec la France, parvenir à recouvrer la portion de la Savoie démembrée par le traité de Paris, mais qu'il n'était nullement disposéj à entamer cette affaire. ■
Le comte de Munster, qui était alors ici et qui fut employé à Paris dans la Commission des limites, me confirma ce que lord Gastlereagh m'avait dit sur la répugnance du roi de France pour le démembrement de la Savoie ; mais il m'ajouta que, lorsque Sa Majesté Très Chrétienne y eût enfin consenti, les commissaires français demandèrent le Chablais et le Fau-, cigny, ce qui ne leur fut pas accordé.
Je me bornerai à faire une seule observation à ce sujet. Si le cabinet de Versailles est vraiment bien intentionné en faveur du roi, et s'il est vrai qu'il regarde dans l'acquisitioi^ qu'il a faite en Savoie plutôt le point d'honneur que l'extension du territoire, il me semble qu'il serait possible de l'enga ger à se désister de cette acquisition en lui cédant les districts du comté de Nice qui se trouvent situés sur la droite du Var. Ces districts sont très peu de chose à la vérité ; mais le gouvernement français pourrait en faire valoir l'importance aux yeux de sa nation sous le point de vue d'arrondissement, de convenance, de limites naturelles, etc., etc.