Vienne, 15 octobre 1814 (F. 2. 4251 ad
GŒIHAUSEN à HAGER
La conférence des deux empereurs à propos du rôle rj '•"'i
et des réclamations de la France. M yoii
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Les deux empereurs d'Autriche et de Russie ont eu, seuls en tête à tête, une conférence qui s'est tenue chez Alexandre après souper et a duré de minuit à trois heures du matin. L'empereur François en a rapporté chez lui une grosse lias» de papiers. Les deux empereurs avaient l'air satisfait.
Il se serait agi de la France, qui non seulement protes contre la réunion des Pays-Bas à la Hollande, mais veut inte venir dans les affaires d'Italie et sème partout la discorde. A MKiie suite de cette conférence on aurait expédié deux courriers,!' à Paris, l'autre en Italie.
LES PRÉLIMINAIRES ET LES AJOURNEMENTS DU CONGRÈS 291 376. Vienne, 15 octobre 1814 (F. 2. 4251 ad 3565).
GOEHAUSEN à HAGER
Le roi de Prusse chez Hardenberg. Conférence chez Metternich. Objet probable de cette conférence.
Le roi de Prusse est resté le 14 de midi à 2 heures chez Hardenberg. Aussitôt après le départ du roi, Hardenberg a fermé son cabinet, s'est rendu chez Metternich et est resté deux grandes heures en conférence avec lui, le comte Munster, le baron Linden et Humboldt, chez lequel il est allé dîner.
Rentré chez lui, il a travaillé de 8 à 10 heures avec le conseiller intime Beguelin, qui lui avait envoyé le matin un gros paquet de papiers. On croit qu^au cours de cette conférence on a pour la première fois abordé les questions d'Allemagne.
Rapport à HAGER (en français).
IjCs réclamations de la Hollande. Elle demande une rectification de frontière du côté^de la France.
Les Hollandais ont aussi des prétentions à faire valoir au
Kongrès. Ils ne sont pas contents des Pays-Bas. Ils veulent
Ivoir, vers la France, une autre frontière que celle qu'on leur
V assignée par le traité de Paris. Ils disent, et c'est d'eux-
lêmes que je le tiens : « Les Français nous dominent par là.
[s sont les maîtres de nous envahir quand ils le voudront et
[arriver à Bruxelles avant que nous ayons pu réunir nos
loupes. Nous n'avons pas de places de leur côté et pas même
e position ou des endroits pour nous fortifier. Lord Gastle-
lagh ditn^avoir pas le temps de se charger lui-même de notre
faire, mais nous travaillons avec lord Gathcart qui entend
et bien la chose, et nous le pousserons vivement. »
[C'est M. Persons (1) qui m'a confié tout cela.
, Il doit s'agir du chevalier Persoon, dont le nom figure sur la liste officielle diplomates étrangers parmi les Hollandais présents à Vienne.