‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 396 sur 842 · Vienne, 20 octobre 1814 (F. 2. 4057 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 20 octobre 1814 (F. 2. 4057 ad

^fouvelles militaires de Russie et de Pologne. La Saxe et la Pologne. L'état des esprits d'après le grand-duc Constantin. Le grand-duc et la succession au trône de Russie. La Harpe et le choix du précepteur du fils naturel de Constantin.

Le grand-duc Constantin a reçu le 17 un courrier de Varovie ; il en avait expédié un la veille. On n'a pas remarqué u'ils aient donné lieu à quelque démarche particulière. l'Ukase, par lequel les généraux russes ne peuvent plus être hefs de régiment, a fait une très grande impression et causé n grand mécontentement en Russie. La plupart des généraux e trouvent par là hors d'état de vivre convenablement.

Le quartier général de l'armée russe est toujours à Varsovie, e général Diebitsch (1), qui était en semestre à Pétersbourg, reçu l'ordre de rejoindre le quartier général à Varsovie ; il

est déjà arrivé.

Les Russes et les Prussiens regardent l'affaire de la Pologne t de la Saxe comme terminées sur le principal. Il n'y a plus ue la ligne frontière près de Gracovie et l'établissement à

nner au roi de Saxe qui, selon eux, soit encore un objet à

gler.

Le grand-duc causait dernièrement sur Tesprit révolutionaire qui caractérise particulièrement le temps actuel et sur s progrès qu'il avait faits et faisait encore dans le Nord de (fVUemagne. « Les Polonais, me dit-il, surtout les militaires, ont été beaucoup en France, sont tellement revenus des

incipes philantrophiques qu ils m'ont dit souvent : « Vous

rrez, ce sera à nous, Polonais, à mettre le holà dans le Nord

TAllemagne, dans quelques années d'ici. »

Je crois ceci intéressant en ce que cette manière de parler

la Pologne comme corps politique montre à quel degré sont

Diebitsch-Zabalkanski (Frédéric, comte) (1785-1831), entré au service en ^1, se distingua par son courage, par son intelligence, par la part qu'il prit passage des troupes d'York du côté des Russes. Déjà placé à la tête d'une kision pendant les campagnes de 1813-1814 il commanda en chef l'armée kse pendant la guerre de Turquie (1829) et mourut du choléra au cours de Icampaguc de Pologne, peu de temps après la sanglante bataille d'Ostro- Ika.

encore leurs espérances et que le grand-duc ne semble pas avoir été chargé de les désabuser.

Quant à ce qu'il espère personnellement, dernièrement, à propos du pas avec les princes royaux de Bavière et de Wurtemberg, on a cherché à démêler ce qu'il pense. On prétendait qu'il devait sous tous les rapports prendre le pas sur eux, puisqu'il était, quoique pas déclaré, mais par la situation, héritier présomptif, tant que l'empereur n'aurait pas d'enfants. Il a dit ; « Non seulement, je ne désire pas régner, mais je suis sûr de ne jamais monter sur le trône. J'ai passé ma vie à m'oc-^ cuper du militaire et ne connais que cela. Mais, si même l'Em-| pereur n'avait pas d'enfants, quoique l'Empereur Paul ait éta-| bli le droit de succession pour la descendance mâle, nous| avons dû, au couronnement de l'empereur, mon frère, faire le » serment de reconnaître comme successeur celui de la famille qu'il désignerait (1). »

M. de la Harpe est venu beaucoup chez lui depuis quelques jours. On a cherché à découvrir pour quel motif, et on a appris du Grand-duc qu'il lui avait cherché un gouverneur pour soij fils naturel, qu'il a eu d'une femme d'une classe peu distin-^l guée de la société et qu'il élève chez lui (1). La mère a beau^ coup d'influence sur son esprit et le mène quelquefois asse rondement. M. de la Harpe lui a présenté hier un jeune Suiss( dont on n'a pas encore pu apprendre le nom.

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