Cf. Pièce
3. Prince Otto Victor de Schœnburg-Stein-Waldenburg, né en 1785, mort len 1859, succéda à son père en 1800; l'un des nombreux princes dont Gaertner
était le représentant.
3i8 AUTOUR DU CONGRÈS DE VIENNE
auraient trouvé fort au-dessous delà dignité de la Maison d'Autriche de se prêter à de tels enfantillages.
Chez Thugut et dans beaucoup d'autres maisons, on dit que le seul résultat palpable de la présence des souverains étrangers à Vienne a consisté jusqu'ici dans l'émission de 500 millions de florins de nouveaux Anticipation S cheine . Chez Etienne Zichy, chez Hatzfeld, chez Schœnborn, on constata à la fois les égards dont l'empereur Alexandre combla Schwarzenburg et la froideur avec laquelle il traita Metternich.
D'Ivernois (1), qui vient maintenant souvent chez Puffendorf, a raconté qu'il avait dîné dernièrement avec Sydney Smith chez Talleyrand, qui n'a cessé de parler du monstre et de la chute du monstre.
Hier, il y a eu un petit bal chez Stackelberg. Alexandre, l'Impératrice de Russie, les grandes-duchesses, nos Archiducs, les princes allemands et le dessus du panier du corps diplomatique y ont assisté. Le 26, il y aura un second bal chez Stackelberg. Après-demain (le 23) bal chez Schœnborn. Le 30, bal masqué chez Metternich, pour lequel Alexandre sera de retour de Hongrie.
A en croire Stackelberg, le Congrès ne serait pas près de finir. On a parlé chez lui de V Apologie (2), de Gagern, que celui-ci a fait imprimer et qu'il distribue, et dans laquelle pas mal de gros personnages sont assez mal traités.
Le comte Miinster est fort froissé de l'insistance que Gagern met à vouloir prendre pied chez lui. On a enfin remarqué que depuis quelques temps Stein ne se montre plus nulle part et travaille chez lui sans trêve ni repos. L'ordre de Malte réclame des indemnités et un rétablissement dans l'état où il était le 1" janvier 1792. La réclamation est très chaudement patronnée par la noblesse de Vienne.
1. Ivernois (Francis à'). Expulsé de Genève à la suite des troubles de 1782, il passa une partie de sa vie en Angleterre et y fut créé Sir en récompense des services qu'il avait rendus à ce pays.
2. Mais n'est-ce pas plutôt de la brochure : Apologie de Frédéric-Auguste Roi de Saxe par un sujet dévoué à Sa Majesté au mois de septembre 1814, qui n'est pas de Gagern, dont il s'agit ici (Cf. Gagern, i/em Antheil, etc., etc., H, 71), où il parle des mémoires assez bien faits en faveur du Roi de Saxe' qui circulent ici: «Apologie da Roi de Saxe et Sachsen und Preussen suum cuique. »
Le plan de reconstitution de l'Europe fait par Talleyrand et les visées de la France d'après Dalberg. Pourquoi on ne l'acceptera pas.
D'après Dalberg, Talleyrand a fait un plan général d'arrangement de l'Europe qui est un vrai monument de sagesse. La France ne demande rien pour elle. Elle ne veut que la paix du monde (1). Le roi de Saxe garderait son pays. Les Russes ne menaceraient pas par et pour la Pologne la tranquillité de l'Allemagne et de l'Europe entière. Ce plan a été présenté à l'Empereur d'Autriche et au Congrès. Il n'y a rien à dire contre, et cependant Dalberg est convaincu qu'on n'en voudra pas, parce que c'est Talleyrand qui l'a présenté. Dieu sait ce qu'on fera et cependant tout va mal et ira plus mal encore.