‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 417 sur 842 · Vienne, 23 octobre 1814 (F. 2. 4129 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 23 octobre 1814 (F. 2. 4129 ad

Rapport à HAGER (en français).

Achat et troc de bijoux par le Prince Eugène. Ses relations avec M"' Orondi (?).

Le Vice-Roi a acheté des bijoux au bijoutier Neuling pour 32.000 ducats et les a payés, partie en argent et en traite, partie en troc d'un sabre précieux, qui lui avait été donné par] Napoléon, de trois diadèmes, de boucles et de boutons en diamants.

L'idée de cet échange et de ces achats lui aurait été donnée par sa maîtresse, M"" Orondi (?), femme d'un négociant, qu'il 4? a fait venir de Karlsruhe.

Vienne, 23 octobre 1814 (F. 2. 4467 ad 3565).

à HAGER (Analyse).

Nouvelle visite d'Alexandre à la Comtesse Esterhazy-Roisin. Bal et dîner chez Gagern. Doléances de Wrede.

dans

« Vendredi dernier, Alexandre est encore retourné l'après-midi chez la comtesse Esterhazy-Roisin.

0 © donne ensuite quelques aperçus sur la façon dont Dalberg envisage la situation.

« Il y a eu hier 22 un grand dîner chez Gagern qui don^ nera le 24 un bal, dont les frais sont faits par les princes mél diatisés.

« Wrede répète partout qu'on ne fait rien et qu'on ne décic rien dans les conférences parce qu'on est toujours bien loiî d'être d'accord.

LÉS PRÉLIMINAIRES ET LES AJOURNEMENTS DU CONGRÈS 363 495. Vienne, 23 octobre 1814 (F. 2. 4467 ad 3565).

B... à HAGER

Rapport sur Anstett. Sa rentrée en grâce et sa conférence avec Alexandre le 22. Envoi à Ofen d'un mémoire sur la Pologne. Itinéraire projeté par Alexandre pour son retour à Pétersbourg.

Anstett est rentré en grâce auprès d'Alexandre, qui lui a envoyé le 21 un billet autographe. Depuis la conférence qu'il a eue le 22 avec l'Empereur, Anstett a travaillé à un gros mémoire qu'un Feldjseger de l'Empereur est venu prendre aujourd'hui et qu'il a porté à son Maître à Ofen. Il s'agit d'un Mémoire sur la Pologne. La Russie n'a rien à craindre de qui que ce soit. Elle dispose de 500.000 vieux soldats.

Anstett a cherché de plus à démontrer que le rétablissement de la Pologne ne saurait en aucune façon être nuisible à l'Autriche.

Il paraît qu'Alexandre se propose d'aller à Munich, Karlsruhe, Weimar, Berlin et de là à Varsovie, où il ferait un long séjour.

Page 1