‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 469 sur 842 · Vienne, 27 octobre 1814 (F. 2. 4138 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 27 octobre 1814 (F. 2. 4138 ad

0 0 à HAGER (en français) (Analyse). ]

Découragement des fidèles du Roi de Saxe. Déclaration du prince Antoine. La mission de Filangieri. Ce qu'il dit du cabinet de Vienne.

Mécontentement et découragement des fidèles du Roi de ' Saxe. Ils n'espèrent plus que dans la fermeté de leur roi et dans l'appui de la France. Le prince Antoine a déclaré que si le roi, son frère, refusait toute compensation ou indemnité, il suivrait, lui aussi, son exemple.

Le général Filangieri, chargé d'une mission par Murât, a déclaré « qu'il n'était content d'aucune Cour à l'exception de la nôtre, qui était sans aucun doute de toutes la plus honnête et la plus loyale ».

Nesselrode n'a pas tenu secret. Talleyrand, que Von dit d'accord avec Metternich surtout ce qui a trait à la Saxe, a développé avec énergie l'opinion que l'agrandissement de la Prusse, maîtresse de la Saxe, serait extrêmement nuisible et prouvé que l'influence de la Prusse en Allemagne serait dans ce cas plus grande que celle de l'Empereur d'Autriche, ce qui ne pourrait être regardé avec indifférence par la Bavière et le Wurtemberg.

Alexandre aurait répondu que le roi de Saxe a prouvé, par une conduite contraire au sentiment et à l'opinion de l'Allemagne, qu'il fut cause de bien des malheurs en soutenant Napoléon et que c'est là ce qu'on ne peut lui pardonner.

Le prince de Ligne a fait à ce sujet l'observation suivante : « Combien, dit-il, le discours de l'Empereur Alexandre donne-t-il de matière à réfléchir ? On se rappelle l'époque de l'entrevue si fameuse d Erfurt, on se rappelle les discours tenus à Baden en 1809 par le Conseiller Ott et tant d'autres Russes, qui voyaient déjà la seconde capitale de leur empire i placée au cœur de l'Allemagne. Ne prenons pas le change dans les manœuvres de ce qui nous environne et ne nous laissons pas entraîner par des politesses dont nous deviendrions les dupes. »

Le prince de Ligne a eu une conversation intéressante avec le roi de Danemark. Ce monarque fît l'ouverture au prince de sa sollicitude pour ses Etats. Il lui dit ; « J'ai été invité à me rendre à l'Assemblée des personnages les plus justes, et je me trouve encore au milieu d'un labyrinthe. Je n'entrev^ois ni mon sort futur, ni la justice rendue à mes sentiments, i ma conduite et aux cruels embarras dont je fus tourmenté, fe suis vraiment comme l'oiseau sur la branche. »

^60. Vienne, 27 octobre 1814 (F. 2. 4467 ad 3565).

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ralleyrand, ses instructions, la raison de sa désignation. Motifs de la venue de Dalberg et de Mme de Périgord. Les Médiatisés et les mécontents chez Talleyrand. Espoirs des ennemis de Talleyrand. Le parti français à Francfort.

Sur Talleyrand, les instructions qu'on lui a données et les laisons du choix dont il a été l'objet. « Les émigrés et les

royalistes vont chez le Ministre de Louis XVIII ; les révolutionnaires et les bonapartistes chez M. de Talleyrand. »

Rapport sur ses relations avec Salmour, Solms et Castelalfer.

Talleyrand s'est fait adjoindre Dalberg à cause de sa pa-] rente avec les Schœnborn et les Stadion, tout comme il a amené sa nièce, M"® de Périgord, parce qu'elle a ses sœurs établies à Vienne (les Gourlande).

Rapport sur la Besnardière (1).

Les princes médiatisés se groupent autour de Talleyrand,! ainsi que les mécontents, Bavière, Wurtemberg, Bade, qui sont en relations secrètes avec lui.

Les ennemis de Talleyrand espèrent qu'il échouera au Con-' grès et que son échec entraînera sa chute. Talleyrand n'a dans toute la mission française, à Vienne, qu'un véritable ami, Dalberg.

Le parti français est fortement représenté à Francfort au Comité exécutif.

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