Lettre de Mariotti à Talleyrand
les moyens à prendre pour le sonder et le séduire. Quant à moi, je fais à présent partir quelqu'un de Gênes avec des comestibles et de..., et de Florence pour Piombino une femme avec des... de modes.
Tout ce qui part d'ici est tellement suspect qu'on ne leur permet de rester que trois jours. Je fais tout pour réussir ; mais je suis écrasé de frais et n'ai pas encore reçu une obole (1) !
Quand on veut attraper quelqu'un, il faut lui inspirer de la coniîance, et nous avons fait le contraire parce qu'il ne paraît pas même que la France reconnaisse le prince de l'île d'Elbe, mais elle a redoublé lès obstacles en rendant très difficiles nos relations avec l'île.
J'ai des agents sur toutes les côtes, et de ce côté-là je suis tranquille. Le Gouvernement toscan n'a pas de repos. Les prisons sont pleines d'individus suspects.
Je désire savoir si cet essai réussit à votre gré et si je dois continuer à m'en servir.
Votre très humble et très obéissant serviteur.
Le Chevalier Martotti.