Ratisbonne, 18 juillet 1814 (F. 1. ad
LEYKAM (1) à KLENAU (2) (à Vienne) {intercepta en français).
Accueil fait par Alexandre à la princesse de La Tour et Taxis. Il lui donne rendez-vous le 25 septembre à Vienne où l'Impératrice viendra aussi.
La princesse de La Tour et Taxis nous dit par des lettres datées de Darmstadt qu'elle a vu Alexandre. Sa Majesté y était attendue pour le dîner, mais le roi de Wurtemberg, qui l'avait attendue à Heilbronn, l'y a arrêtée près de sept heures pour un splendide déjeuner.
Son accueil pour la princesse fut gracieux et aimable comme toujours et il lui donna rendez-vous à Vienne où il sera certainement le 25 septembre.
L'Impératrice doit y venir aussi. Tout cela est de la bouche de l'Empereur lui-même, de même que l'assurance que le retard du Congrès n'a d'autre raison que la présence de lord Castlereagh à Londres.
La princesse (3) n'attend que l'arrivée du roi de Prusse annoncée pour le 20 et le retour de Vrints Berberich (4) que l'on ignore, pour prendre la décision.
1. Leykam (baron), grand chambellan du Grand-Duc de Bade, avait accom- * pagné à Erfurt en 1808 le prince et la princesse de La Tour et Taxis. 11 avait été conseiller de la chancellerie d'Etat.
2. Klenau (Jean, comte) (1758-1819), sous-lieutenanten 1775, capitaine en 1778, major en 1788, colonel en 1795, et général-major en 1797, se distingua pendant la campagne de 1799 en Italie et fut promu feld-maréchal lieutenant , en 1800. Fait prisonnier à Ulm en 1805, commandant du 6° corps d'armée à % Wagram en 1809, il lit capituler Dresde le 11 novembre 1813 et était en 1814 | commandant général à Brûnn. |
3. La princesse de La Tour et Taxis, née princesse de Mecklembourg-Stre- ,£ litz, était la belle-sœur du roi de Prusse. |
4. Vrints Berberich représentait au Congrès le prince de La Tour et Taxis. |
Vienne, 23 juillet 1814 40. Vienne, 23 juillet 1814.
BILDT à ENGESTRœM {intercepta).
P.-S. — Le bruit se répand que le roi Charles IV d'Espagne réclame la couronne du roi Ferdinand (1).
La reine de Sicile a reçu par courrier de Palerme la nouvelle que le prince royal a remis les rênes du Gouvernement à son père (2). Il paraît qu'il y a eu des troubles à cette occasion.
26 juillet 1814.
H. Copenhague, 19 juillet 1814 (F. 1. ad 3565).
ROSENGRANZ à BERNSTORFF [intercepta en français).
Accord intervenu entre la Prusse et le Danemark, article relatif à la Poméranie. La Norvège donne encore des inquiétudes
Hardenberg(3) est tombé d'accord à Londres avec son cousin s prince de Hardenberg pour fixer les conditions du traité e paix avec la Prusse. Le roi donnera des pleins pouvoirs à iardenberg et dans huit semaines on échangera les ratificaons.
Le roi de Prusse s'engage par un article séparé et secret à rocurer au roi de Danemark en indemnités pour la Pomémie la valeur réelle, partie en territoire, partie en argent aand cette Poméranie lui sera remise. Il paraît impossible écarter le comte de Hardenberg de cette négociation à lalelle il prétend réussir mieux que tout autre. Sa commison se bornera à cet objet.
L'Empereur Alexandre n'a nullement plu à Londres.
Etat stationnaire et même plutôt inquiétant des affaires de orvège.
C'était là un bruit absolument dénué de fondement. l. La reprise du pouvoir par Ferdinand IV s'était opérée sans autre incint que quelques cris poussés par ses partisans et par ceux qui tenaient au [itraire pour le vicaire général du Royaume, le prince royal.
Vraisemblablement le comte Ernest-Auguste de Hardenberg qui repréita avec Miinster le Hanovre au Congrès.
Vienne, 27 juillet 1814.