Vienne, 4 novembre 1814 (F. 3. 4558 ad
©©à HAGER (en français).
l^robabilité d'une guerre entre l'Autriche et la Russie. Biuits d'une entente secrète entre Alexandre et Louis XVIII. Metternich, laBagration, la Sagan. Le Congrès. La comtesse Callenberg. La Grande-Duchesse Catherine et la Prusse. Munster et la Comtesse Lippe.
Dans la coterie Stadion, on croit fermement que l'Autriche sera l'an prochain en guerre avec la Russie.
D'après une lettre de Saint-Priest (1) remise à Stackelberg par Noailles, on travaillerait à une entente secrète entre Louis XVill et la Russie.
Metternich va très rarement chez la princesse Bagration. Il retourne assidûment chez la Sagan à la suite de la grande explication qu'il a eue avec elle à cause de la fameuse phrase contenue dans une lettre où elle disait de lui; « Un Ministre des Affaires étrangères qui a perdu la confiance des Puissances étrangères ne peut guère rester en place. »
L'opinion publique n'est pas en faveur de Metternich que ^ouis XVIII et la Russie voudraient voir remplacé par Stadion.
Chez Arnstein, Keller, le baron Bildt, los Rios et les Prusiens ont encore répété que le (>ongrès ne marche pas.
On se demande ce que la comtesse Callenberg, chez laquelle voit beaucoup d'Italiens, fait à Vienne, et si elle est, comme ^alberg l'affirme, au service de Murât.
On a dit hier chez Eskeles que la Grande-duchesse d'Olden-
irg marchait pour la Prusse qui comptait absolument sur elle.
On dit enfin qu'après le Congrès Munster épousera la com-
îsse Lippe (2).
1. Saint-Priest (Emmanuel-Louis-Marie Guignard, Vicomte de) Colonel au Brvice de la Russie, qui rentrait à ce moment en France et devint gentilhomn>e Ifhonneur du duc d'Angoulême.
[2. VVilhelmine-Charlotte, sœur du prince régnant de Schaumburg-Lippe, Se en 1783, épousa en effet Miinster le 7 novombie 1815.