Vienne, 5 novembre 1814 (F. 3. 4558 ad
© © à HAGER (en français) (analyse).
Rapport sur la requête des maréchaux de France demandant le maintien des possessions qui leur ont été données par l'Usurpateur dans différents pays.
Bresson de Valensole, porteur d'une lettre du maréchal Ney relative à cette question, a été reçu par Alexandre.
On continue à mener une campagne acharnée contre Metternich.
Alexandre a déclaré que les affaires ne pourraient prendre une bonne tournure, tant que le prince de Metternich sera à la tête du département des Affaires Etrangères.
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 475 683. Vienne, 5 novembre 1814 (F. 3. 4558 ad 3565).
LŒWENHIELM à ENGESTRÔM (inlercepta) (en français).
Le congrès défini par Metternich et Gastlereagh. Protestation de la France et de l'Espagne. Difficultés qui en résultent et causes de ces embarras.
Le prince de Metternich et lord Gastlereagh ont manifesté leur opinion que le Congrès n'est à considérer que comme une réunion de toutes les puissances de l'Europe en un même lieu, non pas pour multiplier les difficultés des combinaisons politiques, mais pour les faciliter, abréger les distances qui séparent les Etats et par conséquent rendre les communications promptes et décisives, et qu'ils ne voyent, dans le Congrès, aucun autre but, ni rien qui constitue une Assemblée qui, comme telle, aurait un droit délibératif sur aucune question particulière.
Les plénipotentiaires de France et celui de l'Espagne ont formellement et vivement protesté contre cette conception. Ils ont demandé alors ce qu'était ce Congrès, puisqu'on n'y voyait aucun but dans son assemblée générale et ont trouvé une contradiction manifeste entre l'appel fait dans le traité de Paris pour la formation du Congrès et la déclaration antérieure du 8 octobre pour son ouverture le 1" novembre.
Il est, selon ce qu'il me paraît, impossible de sortir de ces difficultés avec les honneurs d'une logique ordinaire. Le mal vient de ce qu'on a imprudemment à Paris proclamé le Congrès en lui donnant le nom, sans réfléchir alors aux difficultés que cela aurait dans la pratique.
Je ne puis nier que les plénipotentiaires français ne puissent avoir pour eux le principe des anciens Congrès et celui qui semble découler de la nature même d'une pareille réunion de plénipotentiaires. Mais d'un autre côté, les grandes puissances, savoir le comte de Nesselrode pour la Russie et le baron de Humboldt pour la Prusse, ont déclaré dans notre dernière séance (1) qu'ils ne comptaient pas soumettre leurs arrangements au jugement d'aucune assemblée quelconque, ni celle du conseil préparatoire, ni celle du Congrès en général. La seule démarche, à laquelle les plénipotentiaires russes, prus-