Vienne, 24 novembre 1814 (F. 4. 4823 ad
HAGER à l'EMPEREUR (Bordereau et Rapport journalier du^24 novembre).
Sur la surveillance du prince Repnin et la liaison du feldmaréchal prince de Wrede avec M"' Ripp qu'il a connue lors d'un précédent séjour à Vienne. Il y va maintenant tous les soirs.
|852. Vienne, 22 novembre 1814 (F.54. 4823 ad 3565).
Envoi de chiffons et ds papiers pris et ramassés chez Talleyrand et chez Dalberg.
Il53. Vienne, 22 novembre 1814 (F. 4. 4823 ad 3565).'^
Nota à HAGER (en français).
e qu'au dire de d'Arenberj Tallsyrand pense ds la gravité de la situation de l'Europe. Critiques que lui inspire la conduite des alliés.
Le prince Philippe d'Arenberg (1), qui fréquente beaucoup ambassade de France, a dit hier chez lui, à un ami, que Tal-
1. Philippe-Josiph, prince d'Arenberg, né le 4 octobre 1794, troisième frère u duc Prosper-Louis. Le prince Philipps mourut quelques mois plus tard, le mars 1815, à Vienne d'une chute de cheval.
s Etats des ducs d'Arenberg avaient été en partie réunis à la France par
aité de Luaéville, et ceux-ci avaient reçu en échange le comté de Meppen
fort de Rechlinghausen. En 1803, le duc régnant, Louis Angelbert abdiqua
veurde son fils Prospar-Louis, né en 1785. Celui-ci devint en 1806 sé-
ur de l'Empire Français, entra dans la Confédération du Rhin en 1807,
en 1808 un régiment do chasseurs, avec lequel il fut envoyé en Espagne,
t fait prisonnier et conduit en Angleterre. En 1810, Napoléon disposa de
8 Etats qui furent, en partie annexés à la France, ea partie réunis au grand-
iché de Berg. En 1815, les Etats du duc d'Arenberg furent attribués au
anovre et à la Prusse et le duc devint membre de la Chambre Haute du
anovre (Talleyrand, Mémoires II. Note 219).
leyrand s'était e xprimé de la façon suivante sur les affaires de l'Europe.
« Les alliés ont voulu se débarrasser de Bonaparte. Ils ont déclaré que les choses seraient remises sur le pied de janvier 1792, et loin de tenir parole, ils menacent TEurope d'un bouleversement pire encore que celui que la France avait à craindre sous Napoléon.
« La France voit avec inquiétude qu'on lui prépare un voisin dont la force lui permettra peut-être un jour de dicter la loi aux Français. » Et il a conclu en disant que « les Pays- Bas étaient en ce moment la pomme de discorde, et que, si ces pays n'appartenaient plus à l'Autriche, ils ne pouvaient être qu'à la France » .
854 Vienne, 23 novembre 1814 (F. 4. 4823 ad3565).
GŒHAUSExN à HAGER
On affirme que le général Koller part décidément pour Tile ' d'Elbe et qu'il a reçu la mission de décider Napoléon à consentir à l'annulation de son mariage.