Vienne, 24 novembre 1814 (F. 4. 4834 ad
DALBERG à son oncle (le Prince Primat) {chiffon).
Impossible d'avoir pour Adalbert le poste de La Haye déjà donné à la Tour du Pin ; Compliments de M"" Edmond de Périgord. Le Congrès. Rôle de la France. Solution donnée à l'affaire de Gênes et à la succession de Sardaigne.
Mon cher oncle, j'ai reçu en même temps que la lettre qu^i vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, celle par laquelle Adal-bert me témoigne le désir d'obtenir la Légation de La Haye, qu'on lui avait assurée être vacante. Le roi en a disposé depuis plusieurs mois. Elle est donnée à M. de La Tour du Pin, qui doit se rendre en Hollande, aussitôt que le Congrès de Vienne, où il est un des ambassadeurs du roi, sera terminé.
1. Cf. pour Mackintosh les dépêches de Jaucourt à Talleyrand, de Paris, j le 22 nov. et le 27 novembre, à propos des difficultés de d'Hauterive avec Mackintosh et des exigences de ce dernier.
Je viens d'écrire à Adalbert(l)pour lui demander de me faire connaître ce qui pourrait lui convenir. Je regrette qu'il ne lui ait pas été possible de revenir plutôt. Cependant je ferai, vous n'en pouvez douter, mon cher oncle, tout ce qui dépendra de moi pour lui être utile.
M"' Edmond (la Comtesse de Périgord) est bien reconnaissante de votre souvenir et me charge de vous présenter ses compliments respectueux. Les bals et fêtes n'ayant pas discontinué, elle est une des personnes les plus occupées du Congrès.
Notre Congrès avance bien peu. Cependant je crois que la fermeté, avec laquelle nous soutenons les principes de toute équité, finira par avoir un heureux résultat ? Déjà la ville de Gênes et son territoire viennent d'être réunis au royaume de Sardaigne, et la succession de cette couronne est assurée dans la branche de la Maison de Carignan.