Vienne, 30 novembre 1814 (F, 5. 4567 ad
Rapport à HAGER
La question de Saxe semble trancliée. Schulenburg et Miltitz. L'appui donné par l'Angleterre à la Saxe. L'attitude des Prussiens. L'Italie, les armements de Murât, ses accords avec Napoléon qu'on ne peut laisser à l'île d'Elbe.
La rentrée du roi de Saxe dans ses Etats paraît chose certaine. Le comte de Schulenburg espère, désire et pense rester toujours ici.
1. ce. W^rede à Montgelas. Dépêche du 27 novembre. Heii-mann, Wrede, page 413 et 424.
2. Cf. Talleyrand au Roi. Dépêche n» 12. Vienne 17 novembre et n" 13 du 25 novembre 1814.
3. Cf. RiiMERi. Corrispondenza Inedita, dei Cardinali Consalvi e Pacca. Dépêche chiffrée n° 107, Consalvi à Pacca, Vienne, 14 novembre 1814 et dépêche
rja» 138, Vienne, 9 décembre 1814.
Il y a toujours un assez grand froid entre lui et Miltitz, et même dans le palais du duc Albert (1), on persiste à croire que sa conduite à l'égard de son roi a été fort équivoque et qu'il a embrassé le parti de la Prusse. Ses fréquentes visites à Humboldt ne plaident guère en sa faveur.
L'accord le plus complet règne entre les diplomates anglais et saxons, et ces derniers reconnaissent que la Saxe doit beaucoup à TAngleterre, presqu'autant même qu'à l'Autriche.
Les Prussiens se tiennent coi et se contentent de parler des compensations qu'on leur doit pour Ansbach et Bayreuth et leurs possessions en Westphalie.
En revanche, l'Italie n'est pas tranquille, et le traité séparé avec Naples est en contradiction absolue avec les grands principes qui servent de base au traité de paix. Les armements et les prépviratifs de Murât sont un véritable danger. On le croit secrètement d'accord avec Napoléon qu'on ne saurait laisser à l'île d'Elbe et que les Anglais devront transporter ailleurs.