‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 758 sur 842 · Vienne, 3 décembre 1814 (F. 5. 4939 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 3 décembre 1814 (F. 5. 4939 ad

LCEWENHIELM à HARDENBERG et à NESSELRODE [inlercepla) (en français) (analyse).

Il renouvelle la réclamation de la Suède, qui demande à toucher sa part des contributions levées dans les pays conquis et administrés par les puissances alliées, en conformité de la- Convention de Leipzig, du 22 octobre 1813 (2).

Il demande de plus communication des conventions passées par les agents de Russie et d'Autriche avec les autorités belges et françaises.

969. Livourne, 28 novembre 1814 (F. 5. 4939 ad 3565). GEBHARDT(3) à PIQUOT (à Vienne) {intercepta) (en français).

Conversation de Napoléon avec un membre du Parlement. Marie-Louise, Joséphine, Marmont, la France et les Bourbons. Le divorce avec Marie- Louise.

Notre voisin, l'Insulaire, continue à attirer beaucoup de cu-

1. Cf. d'ANGEDBRG. Troisième protocole du Comité des affaires de Suisse (30 novembre 1814), pages 466-476 et quatrième protocole du même Comité (2 décembre 1814; page 492.)

2. Cf. d'ANGEBERG. Conveutiou entre les Puissances alliées sur les mesures à prendre pour la réunion de toutes les forces disponibles en Allemagne signée à Leipzig le 21 octobre 1813 (pages 60 63;.

3. On relève dans un Almanach du département de la, Méditerranée pour l'an 1813, publié à Livourne chez Alanget fils, libraire (qu'on peut consulter hVArchivio Storico Ciitadino de cette ville) le nom d'un certain François Gebhart, Bonhôte, vice-consul de Prusse à Livourne. Cet individu, ainsi qu'il résulte de l'examen des Almanachs de la Toscane, conservés à ces mêmes Archives, exerça ces fonctions jusqu'en 1828, époque à laquelle il eut pour successeur Cari Gebhardt, qui lui-même fut remplacé en 1831 par un nommé Cari Stechling (renseignement dû à l'obligeance de M. Osvaldo Testi, Assistente &\VArchivio Storico Cittadino de Livourne).

rieux. Un membre du Parlement (1) anglais, du parti de TOpposition,a eu dernièrement avec lui une conversation de quatre heures, au cours de laquelle il n'a jamais mentionné l'Impératrice Marie-Louise, mais a fait beaucoup d'éloges de feu l'Impératrice Joséphine.

« Que pensez-vous, a dit Napoléon à l'Anglais, de mon système de finances? »

« Qu'il était très mauvais ».

« Je ne m'en suis que trop aperçu, a repris Napoléon, et j'ai été à cet égard cruellement trompé par mes Ministres. »

Il dit être résigné à son sort et que, comme soldat de fortune, il est revenu à peu près au point d'où il était parti.

Ce qu'il dit l'avoir affligé le plus, c'est ce qu'il appela l'ingratitude et la défection du maréchal Marmont.

« J'avais, a-t-il dit enfin, un grand but pour lequel j'aurais sacrifié cinq millions aussi bien que cinq hommes. »

Il n^a pas d'opinion des Bourbons et dit qu'il n'y en a aucun qui ait assez de talent pour régner sur les Français, de sorte qu'il y aura nécessairement une nouvelle révolution.

Si le grand divorce, dont quelques gazettes font mention, a lieu, je pense qu'il n'y aura plus de motifs de parler de cet homme malheureusement si célèbre.

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